Cancer du sein

24/11/2011
par Dr. Annie Dumonceau
Première cause de mortalité par cancer chez la femme dans le monde, le cancer du sein connaît en France une progression de plus de 3 % par an. Son incidence a doublé en 30 à 40 ans, mais son taux de mortalité commence à s’infléchir depuis les années 2000, grâce à un dépistage systématique par mammographie et une prise en charge plus précoce. Si les modalités thérapeutiques ont considérablement évolué en 30 ans, la relation médecin-patiente a radicalement changé, avec une décision thérapeutique de plus en plus partagée et un parcours de soin mieux encadré.

Sommaire du dossier

 
Malgré les polémiques actuelles, la mammographie reste l’examen le mieux adapté au dépistage du cancer du sein. S’il ne suffit pas à établir le diagnostic, il permet une surveillance régulière avec une faible irradiation.
 
En 30 ans, la communication médecin-malade a radicalement changé. La patiente devient un partenaire à qui le médecin doit expliquer la maladie et les traitements. La décision thérapeutique est désormais partagée.
 
Obligatoire depuis 2005, la réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) a été mise en place dans tous les centres prenant en charge des patients atteints de cancer : elle permet de confronter le point de vue de plusieurs spécialistes sur chaque dossier.
 
En 2011, les soins de support sont désormais bien codifiés et interviennent à chaque étape de la prise en charge. Ils limitent les effets secondaires, physiques mais aussi psychiques, liés au vécu du cancer et à son traitement.