Activité physique adaptée en cancérologie

le jeudi 25 mars 2010
par Astrid Charlery
Première partie du dossier cancéro: Cela a été dit et répété : l’activité physique est primordiale dans la prévention des cancers.

Mais études* à l’appui, en accompagnement, c’est-à-dire en dehors des médicaments, de la chirurgiepartie des actions thérapeutiques comportant une intervention manuelle dans un but de traiter ou de restaurer l’anatomie d’une personne. Le spécialiste est le chirurgien. Adjectif : chirurgical. Source ou autre allopathie, la pratique d’une activité physique est devenue vecteur de recours pour les patients cancéreux et facteur de diminution du risque de rechuteretour des symptômes d’une maladie qui semblait en voie de guérison. Source. « Pendant une chimiothérapieadministration d’un produit chimique dans le but de guérir une maladie ou d'endiguer sa progression. Adjectifs : chimiothérapique et chimiothérapeutique. Source ou une radiothérapietraitement à l’aide de matières radioactives (curiethérapie). Source, l’activité physique adaptée renforce la masse musculairequi se rapporte aux muscles. Source et réduit les risques d’ostéo-sarcopénie (fonte musculaire et atteinte du squelette).

Elle diminue le sentiment de fatigue, la dénutritioncarence nutritionnelle entraînant une dégénérescence d’un organe ou de l’organisme en général. Adjectif : dénutri. Voir malnutrition. Source, l’anémie, les nausées et les diarrhées », décrit encore le Dr Bouillet. L’activité physique modifie plusieurs paramètres biochimiques et inflammatoires impliqués dans le métabolismeterme désignant l’ensemble des transformations chimiques et physicochimiques qui se déroulent dans les tissus de l’organisme. Ces transformations s’accompagnant de phénomènes énergétiques. Adjectif : métabolique. Source des cellules cancéreuses. Les mécanismes d’action de l’activité physique passent par des modifications de sécrétionfonction de certaines cellules spécialisées souvent regroupées en glandes qui élaborent des produits qu’elles excrètent. Adjectifs : sécréteur, sécrétoire. Source d’œstrogène, d'insuline, d’IGF-1 et des adipokines qui affectent le développement des cellules cancéreuses.

« De multiples essais** randomisés publiés depuis plusieurs années concluent que l’exercice physique en cours de soins en cancérologie améliore la qualité de vie, les tests de fatigue, et aboutit à une réductionremise en place d’un organe, d’un membre, d’une articulation ou d’une hernie déplacée. Adjectif : réduit. Verbe : réduire. Source des symptômes secondaires à la maladie et à son traitement », poursuit le médecin. L’idée chemine.

Le plan national de préventionensemble des moyens mis en œuvre pour sauvegarder la santé et éviter les accidents (prévention primaire), pour éviter d’aggraver une maladie (prévention secondaire) ou pour permettre la réinsertion des malades (prévention tertiaire). Adjectif : préventif. Source par l’activité physique ou sportive (PNPAS) de décembre 2008 comporte un chapitre sur la prévention tertiaire par l’activité physique. Les recommandations soulignent la mise en place de programmes d’activité adaptés, spécifiques, encadrés, progressifs, réguliers et d’intensité modérée. L’activité physique adaptée en cancérologie (APAc) découle de la mise en place de ce plan ministériel.

* Oncologieétudes des tumeurs et des cancers. Le spécialiste est l’oncologiste. Adjectif : oncologique. Source (2008) 10: 1–6© Springer 2008 DOI 10.1007/s10269-008-0861-z

** 13. R. Knols, N. K Aaronson, D. Uebelhart, et al (2005) Physical exercise in cancertumeur constituée par la prolifération anarchique de cellules anormales qui envahit les structures avoisinantes et qui produit des métastases. Adjectif : cancéreux. Source patients during and after medical treatment : a systematic review of randomized and controlled clinical trials

 

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