Soutien psychologique en cancérologie

le jeudi 25 mars 2010
par Astrid Charlery
Deuxième partie du dossier cancéro: L’accompagnement psychologique est un des premiers soins de support.

Les soins de support se définissent comme l’ensemble des « soins et soutiens nécessaires aux personnes malades, tout au long de la maladie, conjointement aux traitements »*. Dans les soins de support, on parle aussi bien de soutien psychologique, que de diététiquerègles alimentaires qui contribuent à maintenir la santé. Voir sitiologie. Source, d’accompagnement social ou de lutte contre la douleursensation pénible et anormale due à la stimulation nerveuse dans un organe ou une région innervée. Adjectif : douloureux. Source, dans un souci de coordination autour du malade. Côté psychologique, il n’y a aucune notion d’obligation, seulement une évaluation du corps médical ou une interpellation de l’entourage ou des infirmières sur l’état psychologique du malade et son évolution, face au cancertumeur constituée par la prolifération anarchique de cellules anormales qui envahit les structures avoisinantes et qui produit des métastases. Adjectif : cancéreux. Source.

Car être atteint d’un cancer peut profondément modifier l’équilibre psychologique, par les bouleversements du quotidien mais aussi et surtout par la prise de conscience de la vulnérabilité, de la mortalitéfréquence des décès recensés dans une période donnée par rapport à la population totale. Source, et des peurs qui y sont associées. « A l’IGR, un patient sur cinq atteint de cancer a recours à notre accompagnement. Il vient à la consultation de psycho-oncologieétudes des tumeurs et des cancers. Le spécialiste est l’oncologiste. Adjectif : oncologique. Source, de lui même, sur les conseils de son entourage voire d’un médecin qui s’inquiète d’un état anxieux ou dépressif.

Notre objectif est de faciliter l’adaptation du malade à sa maladie », explique le Dr Sarah Dauchy, psychiatre à l’Institut de cancérologie Gustave Roussy à Villejuif. Il n’y a aucune notion « magique » de guérison potentielle de la maladie tumorale dans la démarche. «  En revanche, les interventions psychothérapeutiques ont fait la preuve de leur efficacité dans l’objectif de réductionremise en place d’un organe, d’un membre, d’une articulation ou d’une hernie déplacée. Adjectif : réduit. Verbe : réduire. Source de la détresse et de l’amélioration de la qualité de vie des patients » continue la psychiatre en citant de nombreuses études.** Ce soutien psychologique, s’il n’a pas fait la preuve de son impact sur la survie, favorisera un meilleur état émotionnel du malade.

* Circulaire DHOS 2005, Krakowski I, Boureau F, Bugat R et al.(2004), Coordination des soins de support pour les personnes atteintes de maladiesgraves : proposition d’organisation dans les établissements de soins

** Kissane 2007 ; Phillips 2008, Boesen 2008

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