La rhinite, objet d’une bonne observance contraint l’asthme

le mercredi 30 juin 2010
par Astrid Charlery
Allergique ou pas, la rhinite nécessite une bonne prise en charge pour éviter l’évolution vers l’asthme.

Nez qui coule ou nez bouché, éternuements, démangeaisons nasales, picotements des yeux, fatigue et baisse de concentration… si les rhinites ne sont pas graves, leurs symptômes ont un impact sur la qualité de vie et leur évolution peut être grave.

Souvent objet d’automédication, la rhinite débutante peut être traitée par des antihistaminiques (anti-H1) et des produits à base de sérum physiologique. Les premiers s’attaquent au caractère allergique et les seconds à la congestion nasale. Il est cependant essentiel de consulter un médecin si les symptômes persistent ou sont saisonniers.

Chercher l’asthme derrière la rhinite

Le fait d’avoir une rhinite multiplie par 3 ou 4 le risque de développer un asthme. Le lien entre sphère nasale et atteinte bronchique vient du développement de substances inflammatoires qui, passant pas la voie sanguine, colonisent d’autres muqueuses comme les bronches, et entraînent de l’asthme.

De nombreuses études attestent* ce point. Il est cependant difficile d’évaluer le caractère prédictif d’une rhinite vers un asthme. En revanche, « plus on traîne à prendre en charge une rhinite, plus les lésions sur les parois nasales sont difficiles à cicatriser et la progression vers l’asthme difficile à maîtriser », résume le Pr Benoit Wallaert, allergologue au CHRU de Lille.

Soigner les rhinites

La visite médicale chez le médecin généraliste s’impose, suivie d’une orientation éventuelle vers un allergologue.
C’est l’interrogatoire du patient qui donne une première indication sur l’allergène en cause et son éviction. A ce stade, les antihistaminiques traitent les symptômes et les corticoïdes locaux ciblent l’inflammation. Ces derniers nécessitent une bonne observance.

Les prick-test®, tests  cutanés locaux, permettent de préciser le diagnostic. Si nécessaire, on peut les associer à la recherche d’IgE sous forme de tests sanguins dirigés contre les allergènes suspectés. Le traitement au long cours recommandé reste la désensibilisation.
Parfois cependant, la cause des rhinites n’est pas allergique mais induite par un dysfonctionnement du système nerveux neurovégétatif. Des médicaments spécifiques, appelés parasympathicolytiques, sont alors proposés.

*Revue Française d’allergologie 49 (2009) 553-556 Elsevier Masson

Association Asthme et Allergies: www.asthme-allergies.org


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