Le sommeil déglingué des ados

le jeudi 25 février 2010
par Astrid Charlery
L’impact d’un retard ou d’un manque de sommeil sur l’équilibre psychologique des adolescents est palpable : dépression ou à l’inverse hyperactivité

Se coucher plus tôt et dormir 9 heures par nuit devrait être leur quotidien. Or, selon une étude de l'Université Columbia aux Etats-Unis, effectuée sur 15 659 adolescents, le risque de dépressionétat mental se caractérisant par une baisse du tonus psychique et associant fatigue, anxiété, pleurs et insomnie avec risque de passage à l’acte (tentative de suicide). Adjectif : dépressif. Source chez les adolescents qui se couchent après minuit est supérieur de 24 % à celui de ceux endormis avant 22H00.

Par ailleurs, les jeunes en manque de sommeil sont 20 % de plus à avoir des idées suicidaires. " Ce constat est le même en France. Si le sommeil n’a pas la cote chez de nombreux adolescents, c’est qu’ils subissent déjà un changement physiologique avec une évolution des comportements qui les tient éveillés plus tard."

Par ailleurs ce comportement est accentué par la pratique d’activités nocturnes « éveillantes », l’écoute de musique, l’internet… Les parents peuvent ici plus qu’ailleurs imposer un modèle en se couchant aussi plus tôt », conclut le Pr de neurophysiologie, Joël Paquereau, unité sommeil, CHUabréviation de centre hospitalier universitaire (voir GHU). Source de Poitiers et Président de l’INSV*.

* Institut national du sommeil et de la vigilance

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