Likozam en pharmacie : le guide pour bien le prendre
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Depuis le 12 juin 2026, le Likozam n’est plus réservé à l’hôpital : cette suspension buvable de clobazam se trouve en pharmacie de ville, remboursée à 65 % pour traiter l’anxiété sévère et l’épilepsie. Le guide qui suit vous aide à comprendre ses usages, ses dosages et ses précautions.
Le Likozam en pharmacie de ville depuis le 12 juin 2026
C’est officiel depuis le 1er juin 2026. Advicenne a annoncé l’inscription de LIKOZAM sur la liste des médicaments remboursables, avec effet au 12 juin. Vous pouvez désormais l’obtenir directement en pharmacie de ville.
Réponse courteOui, depuis le 12 juin 2026, le Likozam se délivre en pharmacie de ville, sans ordonnance hospitalière spéciale.
Cette bascule ne supprime pas le circuit hospitalier, elle le complète. La spécialité était prise en charge en relais de son autorisation temporaire d’utilisation, un cadre plus contraignant. En pharmacie, la dispensation se simplifie.
Côté prix, comptez 92,24 € pour le flacon, auxquels s’ajoutent 1,02 € d’honoraires de dispensation, soit 93,26 € au total. L’Assurance maladie vous en rembourse 65 % dans les indications validées : l’anxiété sévère et l’épilepsie partielle ou généralisée.

La présentation est pensée pour le dosage précis : un flacon de verre brun de 150 mL avec fermeture de sécurité enfant, une seringue de 5 mL et un adaptateur. C’est une suspension buvable, pas des comprimés, ce qui change la donne pour certains patients.
Cet accès au remboursement s’appuie sur l’avis de la HAS du 10 décembre 2025, qui reconnaît un service médical rendu important dans ces deux indications.
Attention, ce n’est pas un médicament anodin : LIKOZAM est inscrit sur la Liste I et la prescription est limitée à 12 semaines. Une ordonnance classique suffit, mais le suivi reste strict.
Dans quels cas le Likozam est-il remboursé ?
Le remboursement à 65 % ne couvre pas toutes les prescriptions. Deux situations y ouvrent droit : l’anxiété sévère à court terme chez l’adulte, et l’épilepsie partielle ou généralisée en association.

Pour l’anxiété, le traitement est bref par définition : deux à quatre semaines, face à une anxiété invalidante ou une détresse inacceptable. Les états anxieux liés à des troubles affectifs entrent aussi dans le cadre.
Mais côté épilepsie, il s’agit d’un traitement d’appoint, pas d’une première intention. Le clobazam s’ajoute à un autre antiépileptique, chez l’adulte comme chez l’enfant de plus de 2 ans, après échec de deux monothérapies consécutives.
Votre situation entre-t-elle dans le périmètre ? Trois conditions à cocher :
- Anxiété sévère et traitement à court terme : 2 à 4 semaines maximum.
- Épilepsie en association, jamais en première intention.
- Âge minimum : 2 ans pour l’épilepsie, adulte pour l’anxiété.
Ce cadre repose sur l’avis de la HAS du 10 décembre 2025, qui reconnaît un service médical rendu important pour ces deux indications.
Pour les enfants, la forme buvable change la donne : dès 2 ans en épilepsie, alors qu’Urbanyl n’est utilisable qu’à partir de 6 ans. C’est la seule suspension buvable de clobazam en France.
Quelle dose de Likozam vous correspond ?
Pour l’anxiété sévère, la dose adulte usuelle est comprise entre 20 et 30 milligrammes par jour, avalée en une prise au coucher ou en deux fois. Le traitement se limite à quatre semaines.

| Profil | Dose initiale | Dose maximale |
|---|---|---|
| Adulte, anxiété sévère | 20 à 30 mg par jour | 60 mg par jour, sans dépasser 4 semaines |
| Personne âgée, anxiété | 10 à 20 mg par jour, en commençant bas | Augmentation graduelle sous surveillance |
| Adulte, épilepsie | 20 à 30 mg par jour | 60 mg par jour maximum |
Vous l’aurez noté : la personne âgée, plus sensible aux effets psychoactifs, démarre à 10-20 milligrammes par jour, avec une montée progressive sous surveillance. Pour l’épilepsie, le plafond est le même que pour l’anxiété, et sert de garde-fou.
Chez l’enfant de plus de deux ans, le raisonnement change d’unité : tout se calcule au poids. L’instauration se fait souvent à 5 milligrammes par jour, ou à 0,1 milligramme par kilo pour les plus jeunes. Ensuite, la progression suit des paliers très encadrés.
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Départ prudent
Commencez à 5 mg par jour ou à 0,1 mg/kg pour les plus jeunes.
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Montée lente
Augmentez par paliers de 0,1 à 0,2 mg/kg tous les 7 jours.
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Dose d’entretien
Continuez jusqu’à la dose minimale efficace, entre 0,3 et 1 mg/kg par jour.
Ces paliers ne valent que si le terrain s’y prête. Certaines situations imposent un arrêt net, avant même la première prise.
Les effets secondaires du Likozam à avoir en tête
La somnolence et l’asthénie dominent, surtout en début de traitement ou à doses élevées. Mais le tableau ne s’arrête pas là : sédation, tremblements, irritabilité, troubles de l’attention, tout ça fait partie du quotidien sous clobazam.
Les signes à repérer :
- Somnolence : très fréquente, accrue chez les personnes âgées.
- Tremblements et ataxie : votre coordination peut flancher.
- Irritabilité ou dépression : l’humeur varie, même à dose normale.
- Céphalées et bouche sèche : bénins, mais gênants au quotidien.
Point critique : une dépendance peut s’installer même à doses thérapeutiques. L’arrêt doit toujours être progressif, sinon vous risquez maux de tête, insomnie ou anxiété extrême.
Après la prise, prévoyez 7 à 8 heures de sommeil : une amnésie antérograde et des troubles psychomoteurs peuvent survenir. Et pour conduire, attendez de connaître votre réaction au traitement.
Des réactions cutanées graves, comme le syndrome de Stevens-Johnson, ont été signalées, surtout dans les 8 premières semaines. Au moindre signe cutané inhabituel, arrêtez le traitement et consultez.

Chez les personnes âgées, la somnolence et la faiblesse musculaire favorisent les chutes, il faut donc réduire la dose. En cas d’insuffisance rénale ou hépatique, commencez bas et progressez doucement.
Likozam ou Urbanyl : la forme buvable change-t-elle la donne ?
LIKOZAM et URBANYL partagent une même molécule, le clobazam, une 1,5-benzodiazépine. Mais la forme change tout : la suspension buvable convient dès 2 ans, alors que les comprimés ne sont utilisables qu’à partir de 6 ans. Voilà le point décisif quand vous comparez les deux.

| Critère | LIKOZAM | URBANYL |
|---|---|---|
| Forme | Suspension buvable (1 mg/mL), flacon de 150 mL | Comprimés et gélules : 5 mg, 10 mg et 20 mg |
| Indications | Anxiété sévère, épilepsie dès 2 ans, agitation chez les patients schizophrènes | Anxiété, épilepsie dès 6 ans, delirium tremens |
| Public concerné | Enfants dès 2 ans, adultes ayant des difficultés à avaler | Adultes et enfants de plus de 6 ans |
| Prix (boîte de 30 ou flacon) | 92,24 € (flacon) | 1,19 € à 3,28 € selon le dosage |
Imaginez un enfant de 3 ans ou un adulte qui ne supporte pas les comprimés. La suspension permet un dosage précis, même à faible dose. C’est exactement ce que les présentations d’Urbanyl ne peuvent pas offrir.
Autre comparaison qui compte : Nordaz, une autre benzodiazépine, a quitté les pharmacies. Cela laisse le clobazam en position dominante. Et avec une demi-vie de 36 heures, il s’accommode d’une prise quotidienne.
Conservation et contact : ce qu’il faut savoir avec le flacon en main
Avant ouverture, le flacon se conserve 3 ans. Une fois ouvert, la donne change : la suspension ne vous attendra pas.

Voici les règles à suivre.
- Après ouverture : utilisez la suspension dans les 28 jours, pas un de plus.
- Température : ne dépassez pas 25 °C, sans réfrigération ni congélation.
- Conservation : un endroit sec et à l’abri de la lumière.
Pour toute question, le laboratoire Advicenne, exploitant en France, répond au 04 66 05 54 20. N’hésitez pas : c’est le bon réflexe. Cette présentation est aussi agréée aux collectivités.
Un dosage à 2 mg/mL existe aussi, mais il n’est pas commercialisé en France. Vous n’aurez donc que le 1 mg/mL.
Avant de faire délivrer Likozam, vérifiez avec votre médecin que l’indication prescrite est bien celle remboursée à 65 %, puis notez la date d’ouverture sur le flacon : la suspension ne se garde que 28 jours, et ne l’arrêtez jamais brutalement.