Greffe de foie précoce dans l'hépatite alcoolique
Clettre désignant les vertèbres cervicales (elle est suivie d’un chiffre C1, C2…) et la vitamine C. Source'est une limite communément admise au niveau international qui vient d'être remise en cause par des médecins français. Le Professeur Mathurin (CHUabréviation de centre hospitalier universitaire (voir GHU). Source de Lille) et ses collègues dans sept autres centres de transplantations en France ont en effet mené une étude pour voir si la règle qui consiste à attendre au moins six mois pour procéder éventuellement à une transplantation en cas d'hépatitetoute affection inflammatoire du foie et plus particulièrement celle d’origine virale. Adjectif : hépatique. Source sévère chez un patient alcoolique chronique était médicalement justifiée. Il semble bien que non.
Les différentes équipes ont donc effectué des transplantations de foie à 26 patients (soit 2 % de ceux qui présentaient une hépatite alcoolique sévère) après une sélection rigoureuse. Les patients devaient tout d'abord ne pas répondre au traitement médicamenteux habituel (à base de glucocorticoïdes) mais aussi surtout réunir plusieurs conditions : ne pas avoir d'autre maladie sévère en dehors de l'alcoolisme, bénéficier d'un bon soutien familial et enfin, s'engager à ne plus boire.
Car la crainte des transplanteurs est évidemment que le succès initial d'une greffeopération qui consiste à transférer un tissu ou un organe sur une autre partie d’un même individu (autogreffe) ou d’un individu différent (allogreffe, hétérogreffe), afin qu’il reste vivant. Adjectif : greffé. Source de foie ne soit ensuite compromis par une rechuteretour des symptômes d’une maladie qui semblait en voie de guérison. Source alcoolique. C'est d'ailleurs l'une des raisons qui conduit la plupart des équipes à imposer une abstinence de six mois avant une transplantation. Problème : 3 patients sur 4 meurent pendant ce délai d'attente de six mois.
L'étude publiée cette semaine dans l'une des plus prestigieuses revues médicales internationales montre que ce délai n'a pas lieu d'être dès lors que l'on procède à une sélection rigoureuse. Sur les 26 patients transplantés, seulement trois se sont remis à boire après leur greffe, soit beaucoup moins que lorsque l'on attend six mois ! Au total, la transplantation a permis la survie de trois quarts des patients ce qui montre tout l'intérêt de la stratégie proposée par les équipes françaises.
Dr Sacha Martin
Source : New England Journal of Medicine
Sur le même thème
Ça vous concerne
- Dermato
- Diabéto - Nutrition
- Cardio
- Pédiatrie
- Sexologie - Urologie
- Aujourd'hui en Sexologie - UrologieTous les articles en Sexologi ...
- Sida, les autotests bientôt disponibles en France
- L'hypertrophie bénigne de la prostate vue par les médecins...et les patients
- L’incontinence urinaire des jeunes femmes plus fréquente qu’on ne le pense
- Sida, le début de la fin de l’épidémie ?
- Rhumato-Orthopédie
- Gynécologie
- Gastro
- Aujourd'hui en GastroTous les articles en Gastro ...
- Méfiance avec les médicaments contre les nausées et vomissements de la famille de la dompéridone : motilium, motilyo, peridys, bipéridys…
- Greffe de foie précoce dans l'hépatite alcoolique
- Hépatite C : nouvel espoir vaccinal
- E.Coli : le lot égyptien contaminé est dispersé en Europe !
- Neuro - Psychiatrie
- Cancero
- Allergo - Pneumo - ORL
- Ophtalmo

