Sida, les autotests bientôt disponibles en France

le dimanche 07 avril 2013
par Dr Sacha Martin
En amont du Sidaction, la ministre de la santé à déclarer sur Europe 1 être favorable aux autotests du sida.

 

Marisol Touraine a l'intention de suivre l'avis favorable du Conseil National du Sidaabréviation de syndrome d’immunodéficience acquise. En anglais : AIDS. Source sur la commercialisation d'autotests de dépistage de l'infectionmultiplication de micro-organismes (virus, bactérie, levure, champignon) dans un organisme. Adjectifs : infecté, infectieux. Source à VIHabréviation du virus de l’immunodéficience humaine. Voir sida. Source (= virus du sida). Le vote du CNS avait eu lieu le 20 décembre 2012 mais n'avait été rendu public que le le 22 mars dernier. La ministre de la santé a donc annoncé vendredi 5 avril sur Europe 1, à la veille du Sidaction, qu'elle était « favorable à la mise à disposition des autotests de dépistage du virus du sida ». Elle laisse le soin aux agences sanitaires, Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) et Haute autorité de santé (HAS) de définir exactement quelle place ces autotests devront avoir dans la stratégie de dépistage de l'infectionmultiplication de micro-organismes (virus, bactérie, levure, champignon) dans un organisme. Adjectifs : infecté, infectieux. Source.

Le Conseil National du Sida a changé d'avis

La Conseil National du Sida (CNS) s'était déjà prononcé contre ces autotests à deux reprises, en 1998 et en 2004, mais la situation a changé. D'une part ces tests ont amélioré leurs performances, et un test réalisable sur la salive est disponible aux Etat-Unis depuis l'été dernier même s'il faut réaliser un deuxième test, cette fois-ci sanguin, pour confirmer le diagnostic. D'autre part, « les autotests constituent une opportunité pour répondre aux enjeux d'augmentation du dépistage et d'amélioration de sa précocité », estimait le CNS en mars. Le relâchement des pratiques de protection, en particulier dans les milieux homosexuels, inquiètent les autorités de santé qui ne savent plus comment inverser la tendance.

30 000 séropositifs qui s'ignorent

C'est donc bien l'urgence de la situation qui a pesé dans la balance. « Il y a aujourd'hui environ 30 000 personnes en France qui sont séropositives sans le savoir et donc la priorité pour moien psychanalyse, personnalité psychique d’un individu dont il est conscient et qu’il affirme. Dans le langage freudien, il s’oppose au « ça ». Voir ça et surmoi. Source est de tout mettre en œuvre pour favoriser le dépistage » a déclaré Marisol Touraine. Elle a d'ailleurs souligné qu'il ne s'agissait pas d'une « solution miracle mais d'un outil complémentaire ». Le CNS avait également insisté sur la nécessité de ne pas substituer ces autotests à l'offre existante et d'organiser « des modes d'accès diversifiés et adaptés » et de s'assurer d'un « accompagnement performant des usagers ». Il faut donc s'attendre à une vigilance particulière de l'ANSM sur les documents que les industriels intégreront au kit vendus, pour s'assurer que la précision relative des résultats soit bien comprise. L'obligation devraient aussi probablement être faite aux industriels d'assurer aux utilisateurs, par un Numéro vert, la possibilité 24h sur 24 et 7 jours sur 7, de pouvoir parler avec un professionnel du résultat de leur test.

Sources : Europe 1, Conseil National du Sida

 

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