Vers une nouvelle jeunesse de la peau grâce aux hormones
La peau : cette inconnue
La surface de notre épiderme représente environ 1,75 m2 et pèse près de 3,5 kilos chez l’adulte. Son épaisseur est de 0,8 à 1,2 millimètres à 20 ans et elle va progressivement s’affiner au cours du temps, pour ne plus faire que 0,7 à 0,9 millimètres à 70 ans, voire moins. On oublie trop souvent que notre peau a de multiples fonctions, toutes plus importantes les unes que les autres. Elle remplit une fonction de défense et de protection passive (agressions extérieures bactériennes, environnementales…) et active (immunitaire).
Elle joue un rôle dans la fonction de thermorégulation en permettant le maintien d’une température constante du corps (effet « radiateur »).
La fonction sensorielle de la peau est primordiale (chaleur, vibrations, tact…). Elle nous permet de manipuler toutes sortes d’objets, faisant de nos mains des outils d’une grande précision. La peau a également une fonction métabolique en permettant la synthèse de la vitamine D par exposition au rayonnement UV.
Anatomie
La peau est constituée de 3 couches : l’hypoderme, le derme et l’épiderme.
(voir schéma ci-dessous)
Le secret de votre peau : les hormones
Au cœur de la peau se cache l’un des secrets de sa vitalité : les hormones. Les stéroïdes (estrogènes, testostérone, DHEA) stimulent l’activité des cellules de la peau (fibroblastes et mélanocytes), la sécrétionfonction de certaines cellules spécialisées souvent regroupées en glandes qui élaborent des produits qu’elles excrètent. Adjectifs : sécréteur, sécrétoire. Source de sébum, contribuent à son hydratationintroduction d’eau dans l’organisme. Adjectif : hydraté. Source naturelle, à la circulation du sang, à la synthèse des fibres (collagène et élastine) de la peau et même, sa pigmentation. Ces hormones diminuent avec le temps, brutalement chez la femme avec la ménopausepériode génitale caractérisée par l'arrêt des règles, et correspondant à l'interruption de l'activité ovarienne. Cette période s'accompagne généralement de bouffées de chaleur, de régression des caractères sexuels et de perturbations psychiques et hormonales. Adjectifs : ménopausique, ménopausée. Source, et plus progressivement chez l’homme qui perd la moitié de sa testostérone entre 20 et 50 ans.
De la même façon, le Pr Emile Etienne Beaulieu a montré dans son étude DHEAge, que des suppléments de DHEA par voie orale améliorent la sécrétion de sébum (+66 %) chez des hommes et femmes âgés de plus de 60 ans. Les études montrent que la DHEA améliore l’état de la peau surtout chez les femmes, notamment celles qui présentaient la plus grande déficiencefonctionnement ou développement d’un organe, d’un système ou de l’organisme dans sa globalité insuffisant. Adjectif et nom : déficient. Source de cette hormone.
Il faut néanmoins compter 3 mois pour une amélioration visible et à condition de prendre la bonne dose de DHEA : ni trop, ni trop peu.
La peau devient plus douce par l’augmentation de la production de sébum, plus souple grâce à l’augmentation en lipides au niveau de l’épiderme, plus solide grâce au renforcement des kératinocytes, plus épaisse du fait de l’augmentation de production du collagène et enfin parfois plus hâlée, par l’augmentation de la production de mélanine. Les hormones vont également avoir de nombreux autres impacts sur la peau :
- une meilleure vascularisation et une meilleure capacité de cicatrisationensemble des processus naturels qui contribuent au comblement et à la fermeture d’une plaie. Adjectifs : cicatrisé, cicatrisant. Voir plaie. Source
- une peau plus « sexuelle » du fait de l’augmentation très sensible de la production d’androstérone
- une meilleure résistance aux infections par augmentation du nombre des cellules immunitaires de la peau et par la stimulation de leur activité
- enfin, les stéroïdes peuvent contribuer à protéger la peau contre certains cancers en bloquant une enzyme, la G6PD ou glucosemolécule de sucre directement assimilée par les cellules. Source-6-phosphate déshydrogénase, enzyme liée à certains processus cancéreux.
Peau et ménopause
Les femmes sont particulièrement concernées, à partir de la ménopause, par les répercussions cutanées de l’arrêt de la sécrétion des estrogènes et de la progestérone. Ceci va entraîner une sécheresse cutanée, une diminution de l’épaisseur et de la tonicitétonus musculaire, tension de la paroi d’un organe creux. Source du derme, et ralentir la synthèse de collagène et d’élastine. La baisse de la synthèse de mélanine entraînera, plus tard, une certaine pâleur et accentuera l’amincissement cutané.
Parallèlement, chez la femme, les hormones androgènes (testostérone et ses dérivés) deviennent plus présentes et accentuent les caractères masculins, de manière plus ou moins prononcée, selon les femmes.
Les hormones androgènes stimulent la sécrétion de sébum, et la peau peut devenir grasse, acnéique chez certaines. Parmi les troubles les plus courants, on note également l’érythème vasomoteurqui provoque une modification du calibre des vaisseaux (vasodilatation ou vasoconstriction). Source (rougeurs), la couperoseaffection du visage caractérisée par une dilatation permanente des vaisseaux cutanés. Synonyme d’acné rosacée. Source et les taches pigmentaires.
Peau et traitement hormonal substitutif de la ménopause
Le traitement hormonal substitutif (THS) peut-il améliorer les signes du vieillissement cutané observés à la ménopause ?
De nombreuses études ont montré que les estrogènes augmentaient l’activité des fibroblastes dermiques, des kératinocytes, de la teneur en eau et en acide hyaluronique, ainsi que la concentration en collagène du derme.
Les phanères (cheveux et ongles) sont également une cible des hormones sexuelles. Le THS associant estrogène et progestérone est donc un traitement logique du vieillissement cutané. Les hormones atténuent également les signes subjectifs du vieillissement cutané avec une diminution de la sensation de sécheresse de la peau et des cheveux, et bien sûr, une disparition des flushs. En utilisant les techniques de biomesure cutanée (étude in vivo des propriétés physiques de la peau par méthodes non invasives), il a été clairement démontré que la mise sous traitement hormonal adapté entraîne une augmentation de l’épaisseur de la peau de l’ordre de 10 à 20 % par rapport aux femmes ménopausées non substituées.
Cette augmentation d’épaisseur de la peau est plus nette dans les zones d’application des estrogènes. Le traitement hormonal augmente l’épaisseur de la peau, combattant ainsi son atrophiediminution de volume d’un organe par défaut de nutrition. Adjectif : atrophique. Source à l’origine d’une peau fragile à l’aspect flétri.
Ainsi l’utilisation de traitements hormonaux adaptés pour lutter contre le vieillissement cutané est cohérente avec les connaissances que nous avons du vieillissement de la peau.
On peut aujourd’hui affirmer que les améliorations les plus spectaculaires viendront d’une hormonothérapieemploi d’hormones (naturelles ou synthétiques) à des fins thérapeutiques. Adjectif : hormonothérapique. Source ajustée par des spécialistes.
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