Pourquoi les chauves doivent aller voir un cardiologue

le jeudi 04 avril 2013
par Dr Sacha Martin
La calvitie du sommet de la tête augmente le risque cardiovasculaire, mais pas la calvitie du front.

 

Les hommes qui perdent leurs cheveux au sommet de la tête ont un risque accru de 32% d'avoir une maladie cardiovasculaire, c'est-à-dire d'infarctusnécrose d’un tissu résultant d’un apport sanguin insuffisant (infarctus du myocarde). Adjectif : infarci. Source du myocarde, d'angineinflammation aiguë et diffuse de la muqueuse du pharynx. Adjectif : angineux. Source de poitrine, de cardiomyopathies ou d'atteinte des artères coronaires du cœur. L'augmentation est même de 44% si l'on restreint l'analyse aux hommes âgés de 55 à 60 ans. Les chercheurs de l'université de Tokyo qui sont arrivés à ces conclusions ont regroupé les données de six études bien conçues, publiées entre 1993 et 2008 et ayant impliqué 36 990 hommes.

Plus on est chauve, plus le risque augmente

Lorsqu'il s'agit d'une perte de cheveux sur le sommet de la tête (= alopécieperte des cheveux. Adjectif : alopécique. Source androgénétique) le risque cardiovasculaire augmente d'autant plus que la calvitieperte définitive des cheveux. Voir alopécie. Source est importante. Il est augmenté de 48% pour une calvitie modérée, de 36% pour une calvitie modérée et de 18% lorsque la calvitie est légère. Une raison suffisante pour inciter les hommes atteints de calvitie, en particulier de la forme androgénétique qui touche environ un homme sur trois (et 4 sur 5 à 80 ans), à consulter son médecin pour faire son bilanensemble des examens (biologiques, radiologiques…) permettant de surveiller l’évolution de l’état de santé d’un patient. Adjectif : bilanté. Source des facteurs de risques cardiovasculaire, même sans aucun symptômemanifestation spontanée objective ou subjective d’une maladie. Adjectif : symptomatique. Source. Les chercheurs japonais remarquent toutefois que ceci n'est vrai que pour la tonsure car le fait de perdre ces cheveux sur le front n'est pas associé à un risque augmenté.

Des mécanismes communs

Les chercheurs avancent plusieurs hypothèses pour expliquer cette association. L'alopécie androgénétique serait le signe d'un excès de sensibilité aux hormones mâles (androgènes). Elle pourrait être associée à une insulinorésistance, mécanisme qui favorise le développement de l'obésitéaugmentation excessive de tissus adipeux due à une suralimentation ou à un problème endocrinien. Adjectif et nom : obèse. Voir adipose. Source abdominale et prédispose au diabète. Troisième hypothèse, elle témoignerait d'un état pro-inflammatoire de l'organismeensemble des organes constituant un être vivant. Synonyme : corps humain. Source dont l'effet néfaste porterait aussi bien sur les cheveux que sur les parois artérielles.

Source : BMJ Open

 

"Partager

Notez l'article