Le sida fait moins peur, attention !

le vendredi 02 décembre 2011
par Dr Sacha Martin
Une enquête réalisée en Ile-de-France montre que l'on se fait plus dépister mais que la crainte du VIH/sida a diminué ces dernières années.

L'enquête KABP réalisée par l'Observatoire régional de santé avec la collaboration de plusieurs organismes publiques (ANRS, INPES, INVS, DGS et IRESP) qui vient d'être rendue publique montre que le dépistage s'est relativement banalisé. Il atteint un taux record puisque près d'un francilien sur cinq dit s'être fait dépisté au cours des douze mois écoulés.

Par ailleurs le préservatifobjet en caoutchouc souple que l’on applique sur le pénis dans le but de protéger celui-ci contre les infections sexuellement transmissibles, et dans un but contraceptif. Les préservatifs féminins s’appliquent dans la cavité vaginale jusqu’au col de l’utérus. Il est utilisé pour les mêmes raisons que son homologue masculin. Source est bien entré dans les pratiques sexuelles pour les trois quarts des franciliens. Toutefois, les autorités et professionnels de santé ainsi que les éducateurs auraient tort de relâcher l'information sur la préventionensemble des moyens mis en œuvre pour sauvegarder la santé et éviter les accidents (prévention primaire), pour éviter d’aggraver une maladie (prévention secondaire) ou pour permettre la réinsertion des malades (prévention tertiaire). Adjectif : préventif. Source. D'une part, parce que les franciliens n'ont jamais été aussi nombreux à mettre en doute l'efficacité du préservatif dans la prévention du sidaabréviation de syndrome d’immunodéficience acquise. En anglais : AIDS. Source (Un sur quatre !). Sans compter un signe qui inquiète beaucoup les experts : pour la première fois, les femmes sont un peu moins nombreuses à recourir au préservatif que lors de la précédente enquête (C'est la sixième enquête KABP depuis 1992).

D'autre part, parce que des fausses croyances persistent encore sur la contaminationsouillure par un ou plusieurs agents infectieux manuportés ou aéroportés (voir ces termes). Adjectif : contaminé. Source : 21 % pense que le virus peut être transmis par piqûreintroduction d’une aiguille dans une partie du corps dans le but d’injecter un produit (injection) ou d’en retirer un liquide (ponction). Lésion cutanée provoquée par le dard d’un insecte. Source de moustique, 13 % par les WC et 6 % en buvant dans le verre d'un séropositif ! Là aussi, les experts jugent inquiétant que les moins bonnes connaissances se trouvent chez les jeunes, car c'est la première enquête KABP où cela se produit.

Enfin, la moins bonne « visibilité » du sida n'est pas forcément un bon signe (moins d'un jeune sur sept connaît une personne contaminée alors que cela était beaucoup plus fréquent avant) ainsi que la sous-estimation de la gravité de la maladie : pour la première fois, la crainte du sida rejoint le niveau des autres infections sexuellement transmissibles (qui elles sont curables !).

Il faudra attendre l'année prochaine pour connaître les résultats de la même enquête au niveau national.

Source : ORS Ile-de-France.

 

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