L'hypertrophie bénigne de la prostate vue par les médecins...et les patients

le lundi 21 janvier 2013
par Dr Sacha Martin
Une étude montre les divergences entre la perception des malades et celles des médecins dans l'hypertrophie bénigne de la prostate.

 

Lorsqu'il s'agit d'évaluer la sévérité des symptômes de l'hypertrophieaugmentation de volume d’un organe. Adjectif : hypertrophique. Voir atrophie. Source bénigne de la prostate, médecins et patients ne sont pas toujours d'accord. Dans un cas sur cinq, les médecins surestiment la gêne ressentie par leur patient mais dans un cas sur quatre ils la sous-estiment. Ce résultat apparaît grâce à une étude dirigée par le Dr Lacoin généraliste à Albens (73410) et publiée dans le numéro de janvier de la revue Progrès en urologiepartie de la médecine qui traite les maladies des voies urinaires et génito-urinaires de l'homme. Le spécialiste est l’urologue (ou l’urologiste). Adjectif : urologique. Voir néphrologie. Source. Au total 1098 patients et 247 médecins généralistes ont remplit des questionnaires divers. L'analyse montre que les divergences entre médecins et patients  ne s'arrêtent pas à l'évaluation des symptômes puisque pour les patients qui avouaient ne pas très bien suivre leur traitement -ils étaient 94 dans ce cas sur les  638 ayant remplit le questionnaire relatif à cette question- l'immense majorité (77 patients) étaient au contraire considérés par leur médecin comme des patients qui prenaient bien leur traitement.

Des patients peu rigoureux

Plus globalement, l'étude révèle d'ailleurs un faible niveau d'observance (= la capacité à bien prendre son traitement de la façon prescrite par le médecin) pour près d'un tiers des patients atteints d'hypertrophie bénigne de la prostate, principalement parmi les patients âgés de 50 à 60 ans. Les auteurs de l'étude remarque qu'il ne s'agit pas d'une particularité française puisqu'une autre étude, néerlandaise celle là, menée en 2003, retrouvait également un patient sur cinq ayant une mauvaise observance.

2 millions de prostatiques ignorent leur maladie

En France, on estime que 5 millions d'homme souffre d'hypertrophie bénigne de la prostate mais que seulement deux millions d'entre le savent. En fait, tant que les malades ne sont pas gênés par leurs symptômes, ils ne s'en plaignent pas à leur médecin. Lorsque l'écoulement de l'urine est perturbé par l'accroissement de taille de la prostate, on peut avoir des difficultés à déclencher la mictionaction d’uriner. Adjectif : mictionnel. Source (=action d'uriner) mais aussi une envie plus fréquente d'uriner, notamment la nuit (= nycturieémission d’urine plus fréquente la nuit que le jour (insuffisance rénale). Source), en raison d'une petite quantité persistante d'urine à la fin de la miction. Ce résidu peut d'ailleurs être source de calculs (=lithiases), d'infections urinaires, voire de lésions rénales. L'homme peut aussi remarquer un écoulement d'une petite quantité d'urine alors qu'il pensait avoir fini d'uriner.

Source : Progrès en Urologie.

 

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