Sa quête insatiable d'orgasmes la pousse au suicide

le samedi 08 décembre 2012
par Dr Sacha Martin
Epuisée par un besoin insatiable d’orgasme, depuis 1996, en raison d'un syndrome d’excitation génitale persistante, une américaine de 39 s'est suicidée en Floride.

 

Gretchen Molannen, une américaine vivant en Floride, s'est suicidée le 1er décembre dernier. Elle allait avoir quarante ans et souffrait depuis 1996 d'une maladie rare qui touche quelques milliers de personnes au monde, appelée syndromeensemble des signes, des lésions et des symptômes qui forment une entité reconnaissable et caractéristique d’une maladie. Source d'excitation génitale persistante (SEGP) ou maladie des orgasmes à répétition. Gretchen Molannen songeait depuis longtemps à mettre fin à ces jours comme l'a révélé la journaliste du Tampa Bay Times, le journal local, a qui elle avait confié son histoire.

Une maladie connue depuis 2001

Le Syndrome d'excitation génital persistante a été identifié par la sexologue Sandra Leiblum en 2001. Il ne doit pas être confondu avec la nymphomanieexagération pathologique du désir sexuel chez la femme. Voir satyriasis. Adjectif et nom : nymphomane. Source (besoin irrépressible de séduire et d'avoir des relations sexuelles), même si pour soulager cette excitation, certaines femmes sont obligées d'éprouver plusieurs orgasmes successifs.

Plusieurs heures de masturbation par jour

Atteinte d'une forme grave du SEGP, Gretchen Molannen devait se masturber jusqu'à l'orgasme plusieurs heures par jour pour obtenir un soulagement, hélas temporaire. Le Syndrome d'excitation génital persistante se caractérise par la sensation quasi permanente d'avoir les organes génitaux en état d'excitation même si l'on n'avait pas de pensées érotiques. De plus cette excitation se prolonge pendant plusieurs heures ou jours en dépit d'un ou plusieurs orgasmes. Enfin, les femmes touchées par ce syndrome en souffrent et présentent essentiellement des affects négatifs.

Impossible de travailler

Gretchen Molannen était incapable de garder un petit-ami ou de travailler. Elle avait perdu ses parents et venait de se voir refuser un statut d'handicapée. Elle a mis fin à ses jours au lendemain de la diffusion de son témoignage, dans l'espoir que cette maladie soit enfin prise au sérieux et que son drame serve de prise de conscience. Peu de sexologues s'intéressent à cette maladie rare et aucun traitement efficace n'a été trouvé à ce jour.

Source : Tampa BayTimes

 

Vous avez peut-être un syndrome d'excitation génitale persistante si :

 

1- Vous avez l'impression que des signes physiques d'excitation (engorgementaccumulation de liquide dans un organe (sang, sérosité…) provoquant une augmentation de volume. Adjectif : engorgé. Source et sensibilité accrue de la vulve et des seins) persistent pendant une période prolongée (pendant des heures ou des jours), et ne disparaissent pas complètement spontanément ?

2-Ces signes physiques d'excitation ne disparaissent pas avec un simple orgasme ou nécessitent plusieurs orgasmes consécutifs en quelques heures ou en quelques jours avant de s'atténuer ?

3- Ces signes physiques d'excitation surviennent sans que vous ayez eu des pensées érotiques ou éprouviez un désir sexuel ?

4-Cette excitation sexuelle persistante est-elle déclenchée non seulement par des stimulations sexuelles mais aussi par des stimulations non sexuelles, voire même en l'absence de stimulation déclenchante particulière ?

5- Ces signes d'excitation physiques persistants sont gênants, non voulus, et source de souffrance ?

 

"Partager

Notez l'article