La liste noire des médicaments selon Prescrire

le dimanche 03 février 2013
par Dr Sacha Martin
L’analyse de la revue indépendante conclue au retrait prochain inévitable de dizaines de médicaments encore disponibles.

 

On ne sait pas encore si l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) et des produits de santé va suivre les conseils de la revue indépendante Prescrire, mais « les patients et soignants ont intérêt à réviser les traitements en cours, à écarter ces médicaments plus dangereux qu'utiles, et à préférer les traitements éprouvés », affirme la revue. En écho à la vague d'inquiétude actuelle sur la pilulepréparation pharmaceutique de petite taille, généralement de forme sphérique, destinée à être avalée en une seule fois. Source Diane 35 et celles de 3e et 4e génération la publication de cette liste vient synthétiser les données inquiétantes rassemblées par Prescrire de 2010 à 2012.

Liste noire

La liste contient des médicaments largement utilisés en cardiologiebranche de la médecine qui étudie l’appareil cardiovasculaire et ses pathologies. Le spécialiste est un cardiologue. Source (razilez, lipanthyl, befizal, lipanor, procoralan, adancor, vastarel...), en cancérologie (removab, vectibix, yondelis...), en dermatologiepartie de la médecine qui traite les maladies de la peau. Le spécialiste est le dermatologue. Adjectif : dermatologique. Source/allergologie (protopic, primalan...), en diabétologie/nutritionensemble des processus d’assimilation et de transformation des aliments dans l’organisme. Science qui traite de l’alimentation et des aliments en général. Le spécialiste est le nutritionniste. Source (les glipines, le Xenical), en gynécologiepartie de la médecine qui s’occupe des maladies de la femme. Le spécialiste est le gynécologue. Adjectif : gynécologique. Source/endocrinologie (livial), en gastro-entérologie (motilium, resolor), en infectiologie (izilox, ketek), en neurologiebranche de la médecine qui étudie et traite les maladies du système nerveux. Le spécialiste est un neurologue. Adjectif neurologique. Source (sibelium, tysabri, tasmar), en psychiatriepartie de la médecine qui étudie et traite les troubles mentaux. Le spécialiste est le psychiatre. Adjectif : psychiatrique. Source (valdoxan, ixel, stablon, effexor LP, sycrest, stresam, zyban, champix), en pneumologiepartie de la médecine qui étudie et qui traite les pathologies pulmonaires. Le spécialiste est le pneumologue. Adjectif : pneumologique. Source/ORLabréviation d’oto-rhino-laryngologie (ou d’oto-rhino-laryngologiste). Source (vecation, pholcodine, les décongestionnants vasoconstricteurs par voies orale et nasale, xolair, esbriet...), comme anti-inflammatoires (celebrex, arcoxia, dynastat, , idarac, ketum gel, acupan, nexe, feldène), contre l'ostéoporoseaffection caractérisée par une déminéralisation des os. Adjectif : ostéoporotique. Source (fosamax, prolia, protelos, forsteo), l'arthroseaffections dégénératives chroniques, non inflammatoires, des articulations. Adjectif : arthrosique. Source (art 50, voltaflex) et divers médicaments.

Pas de panique !

La prescriptionconseil thérapeutique donné par le médecin lorsqu’il les écrit, c’est une ordonnance. À l’hôpital, les prescriptions doivent obligatoirement être écrites, datées et signées. Source de ces médicaments n'est pourtant pas remise en question à ce jour par l'ANSM.  Les personnes qui en prennent peuvent en rediscuter avec leur médecin traitant ou leur pharmacien mais il est probable que le médicament soit jugé plus bénéfique que dangereux dans leur cas particulier. La revue précise sur son site internet www.prescrire.org les risques auxquels sont exposés ceux qui prennent les médicaments en question.

Source : Prescrire

 

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