L'hypertension artérielle moins bien prise en charge

le samedi 03 novembre 2012
par Dr Sacha Martin
Le Conseil d’Etat vient de rejeter le recours contre le décret du 24 juin 2011 qui met donc fin à la prise en charge à 100% de l’hypertension artérielle sévère au titre des affections longue durée.

 

Clettre désignant les vertèbres cervicales (elle est suivie d’un chiffre C1, C2…) et la vitamine C. Source'est une absurdité dont on s'étonne qu'elle est franchie toutes les étapes de validation : l'Hypertensionaugmentation de la pression artérielle au-dessus des limites normales (150/100 mm Hg). Nom : hypertendu. Adjectifs : hypertendu, hypertensif. Source artérielle sévère qui concerne environ 344000 personnes en France n'est plus considérée par la Sécurité sociale comme une maladie permettant une inscription sur le liste de affections longue durée (ALD) justifiant d'une prise en charge à 100%. Les cardiologues, que la décision du 24 juin 2011 avait indigné, comptaient beaucoup sur le recours devant le Conseil d'Etat pour inverser la tendance, mais l'arrêt que ce dernier vient de rendre confirme la légalité de la décision.

Facteur de risque ou maladie ?

Il est vrai que l'élévation de la pression artériellepression exercée par le sang dans les artères. Elle est différente en fonction des divers temps de la révolution cardiaque (augmentée lors de la systole et diminuée lors de la diastole. L’écart entre ces deux pressions est appelé pression différentielle). La pression artérielle s’exprime en millimètre de mercure (mmHg) pour un adulte, la pression artérielle normale est comprise entre 150 et 90 mmHg. Source est d'abord un facteur de risque de maladie cardiovasculaire, en particulier en augmentant sensiblement le risque d'accident vasculaire cérébral (AVCabréviation d’accident vasculaire cérébral. Source), mais la situation est loin d'être aussi tranchée si l'on considère les lésions progressives qu'elle provoque sur certains organes, dit « organes cibles », par exemple les yeux et les reins. Car l'HTAabréviation d’hypertension artérielle. Source partage avec le diabète la particularité d'être "invisibles", c'est à dire de ne longtemps donner aucun symptômemanifestation spontanée objective ou subjective d’une maladie. Adjectif : symptomatique. Source, tout en détériorant les parois des petites artères (puis des grosses).

Un homme sur deux, deux femmes sur trois

L'HTA sévère est définie par une pression artérielle supérieure ou égale à 160/100 mmHgsymbole de millimètre de mercure (employé principalement dans la mesure de la pression artérielle). Source OU une HTA associée à d'autres maladies (diabète, antécédent d'infarctusnécrose d’un tissu résultant d’un apport sanguin insuffisant (infarctus du myocarde). Adjectif : infarci. Source du myocarde, etc.). En France, chez les plus de 35 ans, un homme sur deux et une femme sur trois sont hypertendus, selon le rapport 2011 sur l'état de santé de la population en France. Les traitements de l'HTA sévère reviennent donc, en application du décret du 24 juin 2011, dans le système de remboursement classique (généralement à 65%). Il est fondamental que chaque patient hypertendu comprenne bien la nécessité de continuer à prendre quotidiennement son médicament même pour ceux qui n'auraient pas de mutuelle complémentaire.

 

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