Un traitement préventif contre le sida partiellement efficace recommandé aux Etats-Unis

le vendredi 11 mai 2012
par Dr Sacha Martin
Un comité d’experts américains vient de recommander aux séronégatifs (non contaminés par le VIH), l’utilisation du Truvada, un traitement qui réduit le risque d’être contaminé en cas de rapport sexuel avec un séropositif.

 

Non, il ne s'agit pas de la pilulepréparation pharmaceutique de petite taille, généralement de forme sphérique, destinée à être avalée en une seule fois. Source magique destinée à remplacer le préservatifobjet en caoutchouc souple que l’on applique sur le pénis dans le but de protéger celui-ci contre les infections sexuellement transmissibles, et dans un but contraceptif. Les préservatifs féminins s’appliquent dans la cavité vaginale jusqu’au col de l’utérus. Il est utilisé pour les mêmes raisons que son homologue masculin. Source pour éviter d'être contaminé par le virus du sidaabréviation de syndrome d’immunodéficience acquise. En anglais : AIDS. Source. Mais le Truvada, une combinaison de deux antirétroviraux qui vient tout de même d'être recommandé par un comité de 22 experts (19 pour, 3 contre) pourrait changer la vie de bien des couples sérodiscordants, les couples où l'un et séropositif et l'autre non. On sait en effet qu'il est parfois difficile de maintenir à long terme l'usage du préservatif et le Truvada pourrait au moins réduire les risques.

Il y a cependant des bémols. Première limite : l'efficacité n'est pas de 100%. La réductionremise en place d’un organe, d’un membre, d’une articulation ou d’une hernie déplacée. Adjectif : réduit. Verbe : réduire. Source du risque est de 90% lorsque le séronégatif prend scrupuleusement son traitement tous les jours. Il y a donc bien toujours un risque d'être contaminé. Deuxième limite : l'irrégularité de prise baisse sérieusement l'efficacité : on passe alors d'une réduction du risque de 90% à une réduction de 44%. Troisième limité : le prix. Le coût du traitement serait d'environ 14 000 $ par an.

Tous ces éléments expliquent que le comité d'experts américains ait voté contre l'utilisation du Truvada pour les « individus risquant d'être infectés en raison de leur activité sexuelle ». Certains craignent surtout un relêchement de l'usage du préservatif ou une utilisation ponctuelle du Truvada, qui aurait des conséquences catastrophiques. L'agence du médicament américaine doit indiquer le 15 juin prochain si elle suit, comme cela est habituellement le cas, l'avis du comité.

 

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