L’équilibre alimentaire et le cancer

le mercredi 31 octobre 2012
par Giropharm
Environ 70% des cancers (développement anarchique de cellules dites « malignes » dans l’organisme) seraient liés à notre environnement : l’alimentation, le tabac et la pollution figureraient au 1er rang des facteurs de risque. Adopter une alimentation équilibrée associée à une activité physique régulière pourrait pourtant prévenir 1 cancer sur 3 (source : La Ligue contre le Cancer) ! Pendant la phase de traitement, l’alimentation joue un rôle « complémentaire » fondamental pour améliorer la qualité de vie, lutter contre la dénutrition, renforcer les défenses immunitaires. L’alimentation contribue à optimiser le suivi des thérapies et à en limiter les effets secondaires.

L’INFLUENCE DE L’ALIMENTATION SUR NOS GÈNES

L’apparition d’un cancertumeur constituée par la prolifération anarchique de cellules anormales qui envahit les structures avoisinantes et qui produit des métastases. Adjectif : cancéreux. Source n’est pas uniquement liée à des facteurs génétiques. Nos habitudes alimentaires laissent des traces dans nos cellules et contribuent à modifier l’expression de nos gènes, et donc le risque de développer certaines maladies.
Malgré les prédispositions génétiques, une alimentation équilibrée peut ainsi aider à prévenir les risques de certaines maladies et une alimentation déséquilibrée peut créer un terrain propice au développement d’un cancer.

LES 4 RÈGLESvoir menstruation. Adjectif : réglée. Source D’UNE NUTRITIONensemble des processus d’assimilation et de transformation des aliments dans l’organisme. Science qui traite de l’alimentation et des aliments en général. Le spécialiste est le nutritionniste. Source OPTIMALE

1. DES FRUITS ET LéGUMES TOUS LES JOURS (au moins 500g) :
Riches en vitamines, minéraux et antioxydants, ils luttent contre les radicaux libres et protègent les cellules de l’organisme. Leurs fibres aident à assurer un transitpassage des aliments le long des voies digestives. Source régulier bénéfique.
• Pensez aux fruits et légumes rouges (groseilles, cassis, raisins noirs, poivrons, tomates, etc.), riches en anthocyane, pigmenttoute substance colorée quelles qu’en soient l’origine et la nature (hémoglobine, mélanine, pigments biliaires…). Adjectif : pigmenté. Nom : pigmentation. Source qui joue un rôle dans la préventionensemble des moyens mis en œuvre pour sauvegarder la santé et éviter les accidents (prévention primaire), pour éviter d’aggraver une maladie (prévention secondaire) ou pour permettre la réinsertion des malades (prévention tertiaire). Adjectif : préventif. Source contre le cancer.
• Pensez aux légumes verts, riches en vitamines B, qui aident à prévenir la survenue notamment des cancers du poumon.
• Les lycopènes de tomates, puissants antioxydants, sont reconnus pour leur rôle dans la prévention des cancers de la prostate. Pensez aux tomates cuites (la cuisson à basse température accompagnée d’un corps gras permet aux lycopènes d’être mieux assimilés).

ZOOM SUR LES APPORTS EN MICRONUTRIMENTS :
Une alimentation saine ne permet pas toujours d’apporter suffisamment de micronutriments. Il peut être intéressant de renforcer les défenses de l’organisme grâce à des compléments alimentaires à visée antioxydante et/ou des formules à base de sélénium, de vitamines, de curcumine, de zinc, de resvératrol... DEMANDEZ CONSEIL A VOTRE PHARMACIEN.

2. DU CRU ET DES CUISSONS A BASSE TEMPÉRATURE (< 110°) pour préserver les vitamines présentes dans les aliments.

3. DU CURCUMA POUR VOS ASSAISONNEMENTS : Le curcuma (à mélanger avec du poivre, du citron et de l’huile pour le rendre assimilable par l’organisme), aux propriétés anti-oxydantes et anti-inflammatoires, contribue à freiner les mécanismes de développement du cancer.

4. DES BOISSONS RICHES EN POLYPHÉNOLS : Le vin rouge (consommé avec modération) et le thé vert sont riches en puissants antioxydants qui participent à la protection cellulaire.

LES POINTS DE VIGILANCE

1. Non aux additifs ! Limitez votre consommation de sucres raffinés, d’édulcorants, de mauvaises graisses, de sel… présents dans les plats industriels prêts à consommer et/ou dans les sodas.

2. Stop au tabac ! Il n’est jamais trop tard pour arrêter de fumer. Demandez conseil à votre pharmacien.

3. Oui à une activité physique régulière ! Elle contribue à réduire les risques de cancer. En cours de traitement, une activité physique modérée aide à éliminer les toxines et à se détendre. Pensez à nager, marcher, faire du vélo, du yoga... pour vous sentir mieux dans votre tête !

ÉVITER LA DÉNUTRITIONcarence nutritionnelle entraînant une dégénérescence d’un organe ou de l’organisme en général. Adjectif : dénutri. Voir malnutrition. Source

Durant le traitement, il est parfois difficile de conserver un bon équilibre alimentaire (digestionensemble des transformations subies par les aliments dans le tube digestif avant de parvenir à l’état dans lequel ils sont assimilables par les cellules. Adjectif : digestif. Voir peptique. Source perturbée, perte d’appétit, douleurs digestives, troubles bucco-dentaires, etc.). 40% des malades atteints d’un cancer sont dénutris et s’exposent à des carences, des risques d’infections accrus et à une altération de la qualité de vie… qui peuvent nuire à l’efficacité des traitements.
Il est essentiel d’adopter une alimentation équilibrée, suffisante et adaptée afin de renforcer les défenses de l’organisme et d’optimiser les traitements mis en place.

Mettez l’accent sur les protéines pour avoir de l’énergie et maintenir un poids optimal.
Privilégiez les poissons gras et les oeufs, pour leurs apports en iode et oméga 3.
Pensez aux féculents et légumes secs qui fournissent de l’énergie grâce aux sucres lents.
N’oubliez pas les produits laitiers végétaux, sources de calcium (amandes et châtaignes).
Consommez des fruits et légumes pour leurs apports en vitamines et minéraux (au minimum 400 à 500g de fruits et légumes chaque jour).

Zoom sur les polyamines :
Ces molécules interviennent dans de nombreuses fonctions de l’organisme. Elles sont utiles à la croissance cellulaire et au renouvellement des cellules. Une alimentation à faible teneur en polyamines est souhaitable dans le cadre d’un traitement anti-cancer et antidouleurs.

Il existe des compléments alimentaires hyperprotéinés à teneur réduite ou limitée en polyamines. Parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien.

AMÉLIORER SA QUALITÉ DE VIE

Votre pharmacien vous accompagne pour vous aider à préserver votre qualité de vie et à atténuer, grâce aux médecines douces, les effets secondaires de votre traitement.

1. Pour réduire les troubles du transit, pensez aux probiotiques (sur une courte période pendant les crises). Ils contribuent à rééquilibrer la floreensemble des microbes pouvant se développer dans un milieu donné : sur la peau (flore commensale), dans les intestins (flore intestinale)… Source intestinale afin qu’elle puisse jouer pleinement son rôle de barrière face aux bactéries pathogènes.
Où les trouver ? Favorisez les produits laitiers végétaux fermentés. Il existe aussi des compléments alimentaires spécifiques.

2. Pour éliminer les toxines, privilégiez les aliments « détoxifiants » qui vont stimuler naturellement le fonctionnement hépatique. Les traitements peuvent avoir des effets toxiques au niveau hépatique. Les « déchets » stockés en quantité excessive dans le foie l’empêchent de jouer son rôle d’élimination des toxines. Une cure de détoxification stimule le système naturel d’élimination des déchets.
Comment faire ? Il existe des extraits de plantes standardisées comme le Desmodium ou le Chardon-marie qui jouent un rôle bénéfique.Demandez conseil à votre pharmacien.

3. Pour lutter contre les nausées, massez une goutteaffection due à un trouble du métabolisme de l’acide urique survenant presque exclusivement chez l’homme. Elle provoque des crises d’arthrite aiguë localisée au niveau du gros orteil. Adjectif : goutteux. Source d’huile essentielle de Gingembre, de Thé du Groenland, d’Estragon, d’Hélichryse… sur le poignet ou le plexusréseau entrelacé de nerfs ou de vaisseaux sanguins ou lymphatiques. Source solaire.

4. Pour booster vos défenses immunitaires, pensez aux extraits de plantes standardisées telles que l’Ortie partie aérienne, le Ginseng, l’Échinacée, etc.

DEMANDEZ CONSEIL A VOTRE PHARMACIEN.

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