Doutes sur la découverte du Point G par un gynécologue américain

le jeudi 26 avril 2012
par Dr Sacha Martin
Le Pr Adam Ostrzenski, un gynécologue américain réputé a identifié une structure qui pourrait être le point G. Problème : le médecin a de gros intérêts commerciaux en jeu.

 

Selon un article publié par the Journal of Sexual Medicine (Mai 2012), le point G existe et on peut même le disséquer lors d'une autopsieexamen d’un cadavre dans un but diagnostic ou médico-légal. Synonyme de nécropsie. Adjectif : autopsié. Source. C'est ce qu'est parvenu à faire le Pr Adam Ostrzenski en disséquant couche par couche le « toit » du vagin à proximité de l'orifice urinairequi se rapporte à l’urine (formation et excrétion). Source du cadavre d'une femme âgée de 83 ans et décédée brutalement moins de 24 heures plus tôt. Pour réaliser sa recherche, l'ancien professeur de gynécologiepartie de la médecine qui s’occupe des maladies de la femme. Le spécialiste est le gynécologue. Adjectif : gynécologique. Source-obstétriquepartie de la médecine qui traite de la grossesse et de l’accouchement. Le spécialiste est l’obstétricien. Adjectif : obstétrical. Source de l'Université de Floride, aujourd'hui à la tête de l'Institut gynécologique de St Petersburg (Etats-Unis), est retourné dans son pays natal, la Pologne. C'est dans le service de médecine légale de l'Université de Warsaw qu'a été effectuée l'autopsie.

Point G ou Point Gold ?

La partie découverte par le Pr Ostrzenski se présente sous la forme : « d'une structure uniforme bien définie à l'intérieure d'un sac et le Point G apparaît comme du tissus érectile sans glandes palpables dedans ». Est-ce bien le fameux point G à propos duquel resurgissent régulièrement des controverses ? Il faudra attendre une confirmation par d'autres équipes plus neutres. Ostrzenski a en effet tout intérêt à « prouver » l'existence du Point G puisqu'il est à la tête d'une une clinique privée spécialisée dans la cosmétologie vulvairequi se rapporte à la vulve. Source (raccourcissement des petites lèvres, gonflement du point G, etc.).

L'affaire du " Point G des jumelles anglaises"

En 2010, le Pr Tim Spector, avait remis en cause l'existence du Point G en se basant sur une étude réalisée en interrogeant des jumelles. Il avait en effet estimé que l'on ne pouvait affirmer l'existence du Point G puisque les vrais jumelles (qui ont donc reçu les mêmes gènes l'une et l'autres) n'était pas plus nombreuses que les fausses jumelles (qui n'ont qu'une partie de leur patrimoine génétiqueétude de la transmission des caractères héréditaires des parents à leurs enfants. Le spécialiste est un généticien. Source en commun). Une prise de position immédiatement attaquée par les sexologues arguant que contrairement à une caractéristique physique (comme la couleur des yeux), le Point G nécessite une exploration personnelle (il faut recevoir dans un état d'excitation préalable une stimulation vigoureuse de la zone située à l'entrée du vagin près de l'orifice urinaire pour déclencher des sensations érotiques). Rien ne disait que c'était le cas des jumelles étudiées puisqu'il leur était juste demandé si elles avaient trouvé leur Point G ! Que plus d'un couple de jumelles sur deux aient bien trouvé son Point G n'avait pas surpris outre mesure le statisticien...

Selon toute vraisemblance, il faudra plus qu'un Pr Ostrzenski pour mettre fin à la polémique.

Source : Journal of Sexual Medicine

 

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