Faut-il mettre les enfants au régime ?
La réponse est « oui, et c’est vitalqui est indispensable à la vie. Source », lorsqu’ils sont atteints de certaines maladies bien identifiées mais très rares qui rendent dangereux certains aliments comme le fructose, la phénylalanine (un acide aminé, composant des protéines) ou le lactose, dans le cas d’une maladie appelée galactosémie… Les médecins doivent identifier la maladie et donnent les conseils de régimeRationnement alimentaire avec exclusion ou apport de certains éléments (régime hyposodé, régime hyperprotidique). Voir diète. Source. Il en est de même pour les allergies alimentaires, si elles sont bien identifiées et médicalement prouvées, ou de l’intolérance au gluten prouvée.
La réponse est « oui », et c’est important, pour l’enfant normal. La quantité et la qualité de ce qu’il mange vont influencer sa santé au fil des années (maladies cardiovasculaires, cancertumeur constituée par la prolifération anarchique de cellules anormales qui envahit les structures avoisinantes et qui produit des métastases. Adjectif : cancéreux. Source, calculs biliaires, diabète…).
Les recommandations entendues quotidiennement disent : « pas trop sucré, salé, gras ». A contrario, il faut privilégier les fibres et les féculents, ne pas trop manger de viandes, consommer du poisson.
L’âge d’introduction des différents aliments, la quantité conseillée selon l’âge sont bien connues, mais ne correspondent pas toujours aux idées de la famille et à ses habitudes : Par exemple pour la viande : elle est introduite entre 4 et 6 mois, pas plus de 40 grammes à 3 ans, jamais deux fois par jour sauf à l’adolescence !
La réponse est « oui mais », dans le cas de l’enfant à risque d’obésité, c’est-à-dire celui dont un des parents est en surpoids, ou dont la surveillance régulière montre qu’il quitte la courbe de poids normale. Si la diminution des apports alimentaires est indispensable, elle n’est qu’une partie de la prise en charge complexe de ce problème : augmenter l’activité physique, prendre en compte les habitudes familiales et l’aspect psychologique du problème. On ne résout pas un problème d’obésité avec une feuille de régime !
La réponse est « probablement » quand on considère les régimes basés sur le naturel et le bio. Encourager des cultures sans pesticides et des produits sans additifs aux effets mal étudiés ne peut être que bénéfique, mais sans occulter les inconvénients potentiels liés aux problèmes de conservation et de coût des aliments cultivés sans y avoir recours.
La réponse est « non » quand on s‘adresse aux régimes fantaisistes ou dangereux. Si le concept du « bio » peut être soutenu, le régime végétalien est dangereux pour le jeune enfant, le régime végétarien très complexe à équilibrer en pratique pour éviter des carences. Par exemple les « pseudo-laits » végétaux de châtaigne, d’amande, de noisette ou de riz ont une composition gravement déséquilibrée pour les nourrissons et les jeunes enfants.
Citons aussi le régime sans gluten et sans caséine proposé sans preuves scientifiques à des parents désespérés d’enfants atteints de handicapdiminution des capacités physiques et/ou mentales de manière définitive ou récessive. Adjectif : handicapé. Voir infirmité. Source ou d’autisme. Citons enfin le régime sans lactose, très utilisé dans certains pays.L’intolérance au lactose est exceptionnelle avant 5 ans, elle permet de consommer du lait en petites quantités et des yaourts, et il est reconnu qu’elle n’est pour rien dans la colopathietoute affection touchant le côlon. Source fonctionnelle de l’enfant et de l’adulte ni dans les coliques du nourrisson…
En conclusion
Tous les enfants devraient avoir un régime équilibré. Certains enfants doivent bénéficier d’un régime strictement contrôlé en cas de maladie médicalement prouvée. Les parents doivent se méfier des effets de mode ou des scénarios mercantiles leur vantant les qualités « santé » de régimes souvent coûteux et parfois dangereux.
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