L’imagerie au service de la cardiologie : quel examen pour quelle raison ?
Les sociétés savantes de cardiologie et radiologie ont d’ailleurs travaillé ensemble et publié récemment un guide des bonnes pratiques en imagerie cardiaque* à destination des professionnels, », explique le Pr Pascal Guéret, cardiologue à l’ Hôpital Henri Mondor, Créteil et ancien Président de la Société Française de Cardiologie. Zoom sur l’éventail des propositions.
La radio du thorax reste l’examen de radiologie conventionnel qui permet de visualiser l’ombre du cœur, la cage thoracique.
La coronarographie est un examen invasif car elle nécessite une ponction artérielle. Pratiquée par un cardiologue elle permet de visualiser les éventuels rétrécissements des artères coronaires. On l’utilise dans le bilan pré-opératoire avant une intervention sur les valves cardiaques Elle peut aussi s’associer à un geste interventionnel, l’angioplastie.
L’angioplastie avec ou sans pose de stent est le traitement de rétrécissements des artères par le moyen d’une sonde. On la passe par une petite incision cutanée dans l’artère fémorale et elle est montée sous contrôle radiotélévisé jusqu’au rétrécissement. Celui-ci est écrasé alors ou par un ballonnet ou par la pose d’un stent (ressort) qui permet à l’artère de retrouver un calibre.
La scintigraphie myocardique permet de suivre le cheminement d’un produit radioactif injecté, pour évaluer le parcours ou/et la dynamique. Associée à un effort physique ou un « stress » artificiel pharmacologique, elle, est pratiquée par un médecin nucléaire en présence d’un cardiologue. L’examen est alors couplé avec un ElectroCardioGramme.
Associé à une épreuve d’effort, il évalue la perfusion myocardique, c’est-à-dire l’apport d’oxygène aux cellules et la fonction globale du cœur.
En duo avec le scanner, la scintigraphie établit une correspondance entre l’anatomie coronaire et la localisation des anomalies.
L’échographie pratiquée par le cardiologue est non invasive; elle analyse la morphologie et le fonctionnement du cœur et des gros vaisseaux. L’écho doppler enregistre la vitesse de déplacement des flux sanguins.
L’IRM est également une méthode non invasive. La qualité des images obtenues permet une excellente visualisation diagnostique. Le cardiologue porte l’indication de cet examen et tire des conclusions du diagnostic.
Le scanner est non invasif. Il permet au médecin, grâce à une résolution de l’image améliorée, une analyse de plus en plus précise du cœur et des petits vaisseaux. La visualisation des artères coronaires est possible dans certaines situations.
*Guide de bonnes pratiques et recommandations en imagerie cardiaque en coupes Archives of Cardiovascular Diseases (ISSN 1878-6480) 2009 (volume 1)
Pour en savoir plus
Site de la Société Française de Cardiologie : http://www.fedecardio.com
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