LDL-Cholestérol le bouche-trou des conduits cardiaques en voie de contrôle

le mercredi 12 mai 2010
par Astrid Charlery
Le LDL c’est le « mauvais cholestérol », celui qui laisse des dépôts sur les parois de nos artères, entrainant une vraie problématique cardiovasculaire.

Pour se situer, il faut savoir que le taux de LDL-cholestérol chez une personne sans facteur de risque doit être inférieur ou égal à 1,50g/l et pour une personne avec facteur de risque associé, inférieur ou égal à 1,20g/l. Et pour lutter contre cet effet délétère de ce composant de nos cellules, responsable de la formation de plaques d’athérosclérose, il existe deux types de traitement.

« Outre les règles hygiéno-diététiques très efficaces mais dont les mécanismes physiologiques sont encore mal connus, il y a aussi les traitements médicamenteux, les hypolipidémiants et leur large spectre de molécules », rapporte le Pr Jean Ferrières – Cardiologue, chef du service de Cardiologie Préventive et Professeur de Médecine au CHU de Toulouse.

Les efforts français pour baisser le taux de LDL-cholestérol

Une récente étude* montre une évolution favorable du LDL-cholestérol et des dyslipidémies en France. On a comparé deux groupes représentatifs âgés de 35 à 64 ans, originaires de Lille, Strasbourg et Toulouse à 10 ans de différence, 1996 et 2007. On remarque qu’entre les deux périodes, le LDL-cholestérol a baissé en moyenne de 5,7%, de près de 9% chez les 55/64 ans et de 17,6% encore chez les sujets de l’étude traités par hypolipidémiants, fibrates ou statines.

« Première conséquence de ce constat, baisse du nombre d’infarctus et augmentation de l’espérance de vie », souligne le Pr Ferrières un des investigateurs de cette étude. « La baisse significative du LDL-cholestérol enregistrée chez l’ensemble des sujets étudiés et plus particulièrement chez les sujets traités par un hypolipidémiants doit encourager les médecins à une prise en charge de la population française adulte », affiche les conclusions de l’étude.

Prévention et conseils, dépistage par examen sanguin et meilleur accompagnement et suivi des patients, nécessitent un investissement du médecin traitant et sans doute une évolution des organismes de protection sociale qui privilégient encore aujourd’hui les soins aigus à la prévention. Seules les femmes, grâce à leur suivi par un gynécologue, sont assurées d’une évaluation régulière de leur taux de mauvais cholestérol et de leurs autres facteurs de risque.

 

*FERRIÈRES J., BONGARD V., DALLONGEVILLE J., ARVEILER D., COTTEL D., HAAS B., WAGNER A., AMOUYEL P., RUIDAVETS J.B. Trends in plasma lipids, lipoproteins and dyslipidaemias in French adults, 1996-2007 Archives of Cardiovascular Diseases 2009 ; 102(4) : 293-301.