Diabète : prise en charge et traitement
Une fois dépisté, le diabète doit être traité énergiquement, le plus tôt possible. Le traitement est dit multifactoriel (figure 2), autrement dit s’adresse à tous les facteurs de risque des complications, bien sûr l’hyperglycémie, à jeun et postprandiale (2 heures après le début d’un repas), mais aussi l’hypertension artérielle et les anomalies du cholestérol... Il est impératif de ne pas fumer.

Les règlesvoir menstruation. Adjectif : réglée. Source de régimeRationnement alimentaire avec exclusion ou apport de certains éléments (régime hyposodé, régime hyperprotidique). Voir diète. Source et d’activité physique
Si la bonne hygiène de vie est le seul vrai moyen pour prévenir le diabète, elle demeure l’essentiel, généralement associée à des médicaments, pour le traiter. Sans régime, sans activité physique régulière, il faudra empiler les médicaments, souvent pour un résultat médiocre.Le régime et l’activité physique conditionnent le succès des médicaments.
Contrairement à ce qu’on croit parfois, le régime n’est pas d’abord un régime dépourvu en sucres, il s’agit surtout d’un régime dont l’objectif est de faire perdre des kilos (car c’est l’obésité qui s’oppose à l’action efficace de l’insuline), autrement dit un régime hypocalorique : certes, moins de sucre, mais surtout moins de gras, bref diminuer ce qui apporte un excès de calories...
Si les diabétiques arrivaient à perdre entre 5 et 10 % de leur surpoids, ils amélioreraient considérablement leur diabète.Une activité physique régulière, parce qu’elle améliore l’action de l’insuline, est un moyen primordial pour équilibrer le diabète. Il faut bien sûr adapter cette activité aux possibilités de chacun mais il convient tout de même de conseiller une vraie dépense énergétique, par exemple une ½ heure de vélo d’appartement ou de marche à pied énergique tous les jours...
- La metformine est le médicament habituel de début de traitement.
- Les sulfamides (et les glinides) stimulent l’insuline, mais peuvent provoquer des hypoglycémies.
- Les glitazones améliorent l’action de l’insuline, mais peuvent parfois faire prendre du poids.
- Les alphaglucosidases- inhibiteurs diminuent la glycémie après les repas.
- Les inhibiteurs DPP-4 qui stimulent l’insuline sans risque hypoglycémique.
- Les agonistes du GLP1 (injectable) stimulent l’insuline sans risque hypoglycémique.
- L’insuline est le médicament hypoglycémiant le plus puissant. Son maniement par le patient implique une information rigoureuse.
Les différents médicaments
Il y a de nombreux médicaments hypoglycémiants disponibles, il est fréquent de les associer entre eux pour avoir un meilleur résultat :
Comment traite t-on un diabète de type 2
Le régime et l’activité physique régulière sont la base de cette stratégie. Le critère de succès ou d’échec du traitement hypoglycémiant est l’HbA1c : il s’agit d’une prise de sang qui évalue l’addition de toutes les glycémies, minute après minute, sur les trois mois précédents. On peut donc, en mesurant l’HbA1c tous les trois mois, avoir une idée précise de l’équilibre du diabète. L’HbA1c est < 6 % chez les sujets non diabétiques. On considère qu’une HbA1c < 7 % met à l’abri des complications du diabète. Au-dessus de 7 %, le risque des complications est d’autant plus important que l’HbA1c est élevée. Il y a donc une zone « acceptable » entre 7 % et 8 %. Au-delà de 8 %, on considère que le diabète n’est pas contrôlé.
- Si l’HbA1c est > 6,5 % sous régime seul, on prescrit un comprimémédicament dont le produit actif compressé est destiné à être ingéré par la bouche (per os). Voir cachet. Source, généralement la metformine, mais d’autres choix sont possibles si la metformine est mal tolérée.
- Si l’HbA1c est > 6,5 % sous metformine, on maintient cette dernière mais on ajoute une, voire deux, classes thérapeutiques (un sulfamide, un inhibiteur DPP-4, une glitazone...).
- Si l’HbA1c est > 7 % sous une combinaison de comprimés, on propose un traitement injectable, géné-ralement l’insuline, éventuellement un agoniste du GLP1.Grâce à cette intensification des traitements, souvent nécessaire (car le diabète est une maladie progressive) pour maintenir au fil des an-nées l’HbA1c aux alentours de 7 %, on évite généralement les complications du diabète.
L’intérêt de l’autosurveillance glycémique dans le traitement du diabète de type 2
L’autosurveillance glycémique, pratiquée par les patients eux-mêmes, consiste au dépôt d’une goutteaffection due à un trouble du métabolisme de l’acide urique survenant presque exclusivement chez l’homme. Elle provoque des crises d’arthrite aiguë localisée au niveau du gros orteil. Adjectif : goutteux. Source de sang (prélèvementaction d’extraire un tissu ou un liquide organique dans un but de réaliser un examen diagnostic. Adjectif : prélevé. Source capillaire au bout du doigt à l’aide d’un stylo auto-piqueur) sur une bandelette réactive insérée dans un lecteur de glycémie. Le fonctionnement des lecteurs de glycémie fait que le résultat glycémique s’affiche sur l’écran du lecteur en quelques secondes. La mesure par le diabétique de sa glycémie est évidemment très utile, pour diverses raisons :
- L’autosurveillance glycémique sensibilise aux règles diététiques car le patient diabétique voit immédia-tement l’impact de son alimentation sur la glycémie.
- L’autosurveillance glycémique confirme l’efficacité de l’activité physique pour faire baisser la glycémie.
- L’autosurveillance glycémique permet d’adapter les doses des sulfamides pour éviter les incidents hypoglycémiques.
- L’autosurveillance glycémique, à jeun et après les repas, permet au médecin, lorsque l’HbA1c est trop élevée, de choisir le traitement adapté car certains médicaments font d’avantage baisser la glycémie à jeun, par exemple la metformine, et d’autres médicaments font d’avantage baisser les glycémies après les repas, par exemple les alphaglucosi-dases inhibiteurs, les glini-des ou les inhibiteurs DPP-4.
- L’autosurveillance glycémique est indispensable chez les diabétiques traités par insuline, car l’adaptation des doses d’insuline par le diabétique se fait sur les mesures régulières de la glycémie capillaire, à jeun et après les repas.

En conclusion
Le diabète est une maladie fréquente et grave mais il y a actuellement un grand choix de thérapeutiques qui permettent d’obtenir un bon contrôle et de prévenir les complications. Le diabète est le prototype de la maladie chronique où l’implication personnelle du patient est es-sentielle, à la fois pour sa qualité de vie et pour les résultats médicaux. Il existe tout un processus, dit d’éducation thérapeutique du patient, qui lui permet de se prendre lui-même en charge dans une démarche d’autonomisation. L’autosurveillance glycémique est un élément important de ce processus.
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