L’insuline bien prescrite ne développe pas de cancer

le mercredi 14 avril 2010
par Astrid Charlery
« Ce n’est pas l’insuline glargine (analogue lent), stigmatisée par les médias suite à une étude parue en juillet 2009*, qui augmente les risques de cancer généraux ou du sein des personnes diabétiques de type 2, explique devant un parterre de médecins généralistes, le Pr Louis Monnier, CHU Lapeyronnie à Montpellier …

S’il est connu depuis longtemps que le cancer est plus fréquent chez ces patients là, il n’y a pas de rapport cause effet entre cette insuline et l’augmentation du risque de cancers, des contre études l’ont prouvé**». Et d’ajouter trois conseils pour éviter ces amalgames. « Administrer des doses trop fortes d’insuline, n’est pas souhaitable.

L’insuline fait prendre du poids et plonge le patient dans un cercle vicieux de l’escalade de l’insulino résistance. Deuxièmement tous les traitements à base d’insuline doivent s’accompagner de programmes nutritionnels qui favorisent l‘équilibre et le contrôle de l’HbA1C***.  Enfin, troisièmement, un traitement par multi-injection quotidienne est préférable à un traitement basal par dose unique et forte en une seule injection quotidienne ».

* Diabetologia (2009) 52:1732–1744DOI 10.1007/s00125-009-1418-4
**Diabetologia (2009) 52:1971–1973 DOI 10.1007/s00125-009-1452-2
** Lancet. 2009 Aug 15;374(9689):511-3. Epub 2009 Jul 17.Insulin glargine and malignancy: an unwarranted alarm.