Mieux accompagner les patients

le mercredi 10 mars 2010
par Astrid Charlery
Pathologie silencieuse dont les conséquences peuvent être très handicapantes, le suivi des malades mérite temps et intérêt.

Malgré ce panel de médicaments, deux problèmes se superposent dans le suivi de l’ostéoporose.

Le premier reste le manque de reconnaissance de la maladie en tant pathologiepartie de la médecine qui étudie les maladies. Le spécialiste est le pathologiste. Adjectif : pathologique. Source : 40 à 80% des patients ne reçoivent aucun traitement dans l’année qui suit la première fracturerupture de la continuité d’un os en deux ou plusieurs fragments. Adjectif : fracturé. Source. L’étude Thales-CMA de juin 2009 révèle d’ailleurs que les médecins sont en partie responsables : 30% des patients diagnostiqués ostéoporotiques ne reçoivent pas de traitement de leur médecin généraliste, 26% de leur rhumatologue, et 27% de leur gynécologue pour des raisons qui vont de la peur des effets secondaires des traitements, au refus de médication de certaines patientes lié à la minimisation de leur pathologie.

Le deuxième problème reste l’adhésion difficile des patients au traitement : 32% interrompent leur traitement au bout de 5 mois. « L’ostéoporose est une maladie chronique. On ne devrait donc pas remettre en cause son traitement. Actuellement, on sait qu’il faut traiter au moins 5 ans ; ensuite, c’est dans le dialogue entre le médecin et le patient que la décision se prend après une nouvelle évaluation du niveau de risque » indique le Pr Thierry Thomas, président du Grio.

L’arrivée des biothérapies avec une injectionintroduction d’un liquide ou d’un gaz dans les tissus ou dans une cavité naturelle, et par extension la substance que l’on injecte. Adjectif : injecté. Source biannuelle devrait servir la cause de l’observance. Il en va de même de l’éducation thérapeutiquequi peut guérir une maladie. Source sous toutes ses formes. « Courant 2010, une plateforme informative OSTEOLINK, à destination des patients, devrait être disponible sur le web. Les objectifs sont d’informer mais aussi de stimuler un échange communautaire et d’accompagner la préventionensemble des moyens mis en œuvre pour sauvegarder la santé et éviter les accidents (prévention primaire), pour éviter d’aggraver une maladie (prévention secondaire) ou pour permettre la réinsertion des malades (prévention tertiaire). Adjectif : préventif. Source », conclut le Professeur.

*International Osteoporosis Foundation

Pour en savoir plus
Groupe de Recherche et d’information sur les Ostéoporoses 

www.grio.org
International Osteoporosis Foundation

www.iofbonehealth.org

Chiffres

- 3 millions de Françaises sont ostéoporotiques.
- 30 à 50% des femmes et 13 à 20% des hommes de plus de 50 ans sont sujettes à une ostéoporose.
- En France, on assiste à 1 fracture ostéoporotique toutes les 3 minutes.
- Chaque année, on comptabilise 55 000 fractures du col du fémur, 55 000 fractures du poignet et 50 000 à 150 000 fractures d’une vertèbre

"Partager

Notez l'article