Interview: Alexandre Caizergues, l’homme qui surfe dans le soleil

le jeudi 17 juin 2010
par Astrid Charlery
Entretien avec le champion de kitesurfing, Alexandre Caizergues qui soutient la journée 2010 de dépistage du cancer de la peau.

Trois fois, champion du monde de vitesse en kitesurfing, sport nautique, consiste à glisser sur une planche de surf de taille réduite, vous êtes le parrain des journées du dépistage du cancertumeur constituée par la prolifération anarchique de cellules anormales qui envahit les structures avoisinantes et qui produit des métastases. Adjectif : cancéreux. Source de la peau, pourquoi ?

Je fais partie des cibles potentielles de cette pathologiepartie de la médecine qui étudie les maladies. Le spécialiste est le pathologiste. Adjectif : pathologique. Source, car je suis très exposé. En plus j’ai une peau claire, je suis sensible. Je dois faire attention. Comme je suis suivi régulièrement par une dermatologue, membre de la Société Française de Dermatologiepartie de la médecine qui traite les maladies de la peau. Le spécialiste est le dermatologue. Adjectif : dermatologique. Source, elle m’a proposé de devenir parrain de cette manifestation cette année. Mon objectif est de sensibiliser les jeunes et de donner une image plus fun de cette journée.

Pour vous la peau c’est quoi ?

Ma peau, c’est mon outil de travail, mon image de marque et la partie la plus exposée de mon corps.

Avez-vous déjà souffert dans votre peau ?

Pas particulièrement si ce ne sont des coups de soleil quand j’étais plus jeune et inconscient et quelques interventions chirurgicales de surface pour faire disparaître le moindre grain de beauté suspect.

Comment avez-vous pris conscience qu’il fallait protéger votre peau ?

Je pratique des sports nautiques depuis mon enfance et beaucoup avec mon père. Ce sont mes parents d’ailleurs professionnels de santé, qui m’ont fait passer les premiers messages de protection solaire : ma mère nous couvrait de crème. Puis plus tard, c’est ma dermatologue qui m’a expliqué que j’appartenais à cette population à risque et qui a participé à ma sensibilisation, voire à mon éducation. Aujourd’hui, je me tartine plusieurs fois par jour et teste de nombreux produits. En tous cas, je n’utilise que de la haute protection, indice 50 et un produit qui résiste à l’eau.

Quelle est votre relation au soleil ?

C’est mon carburant qui me donne du tonus et de l’énergie. Et comme tout carburant, il faut savoir s’en faire un allié, un ami. Je l’ai apprivoisé et j’ai acquis de bons réflexes. En même temps j’ai toujours bonne mine, un teint halé. Dans notre société j’ai remarqué que c’est un atout !

La peau dans l’eau et dans le vent  est-elle la matière idéale pour se glisser et foncer entre les éléments comme vous le faites avec votre pratique sportive? Oui, sans combinaison on a un sentiment de liberté plus profond, mais les matières des nouvelles combinaisons nous font presque une deuxième peau.

Etes-vous bien dans votre peau ?

Oui je suis à l’aise et je dirais de plus en plus à l’aise depuis que je pratique le sport au quotidien.

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