Quelle technique choisir ?
On ne peut plus opposer de manière aussi tranchée le geste chirurgical d’un côté (comme le lifting, qui représente une véritable opération) et la médecine esthétique de l’autre qui consiste à pratiquer une ou plusieurs injections d’un produit qui va s’éliminer au fil des mois. En effet, à l’heure actuelle, les liftings font appel à des techniques opératoires plus légères (l’anesthésie générale n’est plus systématique et les incisions moins importantes avec les techniques coelioscopiques).
En revanche, les injections de produits de comblement (acide hyaluronique) ou de toxine botulique ne sont pas forcément aussi anodines qu’on pourrait le croire : le produit injecté va rester sous la peau un temps non négligeable et il est susceptible d’entraîner chez certaines patientes des réactions inflammatoires ou de rejetélimination d’un greffon par les tissus du receveur (incompatibilité tissulaire). Source.
Des techniques complémentaires
Chaque technique présente donc des avantages et des inconvénients. Il faut savoir choisir la bonne technique au bon moment. Les injections d’acides hyaluronique et de toxine botulique peuvent permettre de réduire le recours à certaines chirurgies (comme les liftings du tiers supérieur du visage).
Ces techniques de médecine esthétique peuvent également optimiser les résultats d’un lifting, tant immédiats qu’à distance, et dans la plupart des cas, produire à elles seules un ralentissement, voire une véritable préventionensemble des moyens mis en œuvre pour sauvegarder la santé et éviter les accidents (prévention primaire), pour éviter d’aggraver une maladie (prévention secondaire) ou pour permettre la réinsertion des malades (prévention tertiaire). Adjectif : préventif. Source du vieillissement.
On se situe désormais dans une approche plus globale du visage, qui s’inscrit dans la durée :
- quand la chirurgie n'est pas nécessaire ou pas souhaitée : on aura recours à la toxine botulique, aux produits de comblement et aux lasers doux, dont l’effet global est très performant ;
- quand la chirurgie est nécessaire : associée au lifting, les injections et les lasers doux vont atténuer le côté invasifprocessus pathologique envahissant rapidement l’organisme. Effraction de la peau par un matériel médical (cathéter) dans un but thérapeutique ou préventif (pression artérielle invasive grâce à un cathéter artériel radial). Source de cette chirurgie, qui s’intègre dans un plan thérapeutiquequi peut guérir une maladie. Source en plusieurs étapes :
- préparer par la toxine botulique et les injections d’acide hyaluronique ;
- programmer le lifting au bon moment ;
- entretenir et maintenir par l’acide hyaluronique et la toxine botulique, pour éviter, ce qui est tout à fait possible, un deuxième lifting.
La bonne technique pour la bonne personne
Enfin, la médecine esthétique n’est pas qu’une question de technique, mais aussi une question d’indication. Le chirurgien doit répondre à la demande qui lui est formulée, mais pas seulement : il doit conseiller utilement sa patiente sur le choix des techniques et sur l’intérêt de tel ou tel type de correction, en fonction de données scientifiques et anatomiques spécifiques à chaque visage.
Il peut s’aider de la technologie d’imagerie 3D - dont certains cabinets sont désormais équipés - qui permet la visualisation en relief des zones anatomiques souhaitées. A l’avenir, on peut imaginer qu’elle permettra aux patients, grâce à des lunettes 3D, d’imaginer virtuellement le résultat de l’intervention et de préciser leurs souhaits en amont.
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