Partie 1: Qu’est-ce que le cancer du col de l’utérus ?

le mercredi 06 avril 2011
par Annie Dumonceau
Se situant au 10e rang des cancers féminins, le cancer du col de l’utérus se développe 15 à 20 ans après l’infection virale à papillomavirus contractée lors des premiers rapports sexuels.

A la différence d’autres cancers, le cancer du col de l’utérus est provoqué par la présence prolongée de certains virus dans les cellules du col utérin : les papillomavirus humains ou virus HPV.

L’infection génitale par HPV est une maladie sexuellement transmissiblese dit d’une maladie qui se transmet d’un individu à un autre. Source très courante : environ 80 % des personnes sexuellement actives y sont exposées - femmes et hommes - le plus souvent à l’adolescence et au début de la vie adulte, avec un pic d’incidence entre 15 et 24 ans. Le virus se transmet par un contact peau à peau ou muqueuse à muqueuse, et non par le sang ou le spermesemence masculine obtenue par éjaculation. De couleur blanchâtre, c’est un liquide visqueux qui contient des spermatozoïdes en suspension. Adjectifs : spermique, spermatique. Source. Un simple attouchement peut donc entraîner l’infection et la contaminationsouillure par un ou plusieurs agents infectieux manuportés ou aéroportés (voir ces termes). Adjectif : contaminé. Source se produire à l'occasion de rapports sexuels même protégés.

Des lésions virales précancéreuses

Dans 90 % des cas, l’infection virale à HPV s’élimine spontanément en deux ans, sans signes particuliers. Mais chez certaines femmes, le virus persiste et entraîne le développement de dysplasies ou lésions précancéreuses.

Ce processus prend en moyenne quinze ans à partir de l’infection, de sorte que la fréquence du cancer du col de l’utérus est maximale à l’âge de 40 ans. Heureusement, toutes ces lésions dysplasiques n'évoluent pas systématiquement en cancer du col de l'utérus : c’est le cas de 15 % d’entre elles seulement. Quoiqu’il en soit, il faut impérativement les retirer par conisation, une technique chirurgicale qui garantit un taux de guérison élevé, mais qui peut avoir des conséquences lors des grossesses (prématurité) et un impact psychologique non négligeable.

Certains facteurs favorisent l’aggravation des lésions dysplasiques :

-    le tabagismeintoxication due au tabac. Source, qui multiplie le risque par 2,4 ;
-    un déficitsynonyme de carence, de manque. Source immunitaire (traitement immunosuppresseursubstance qui atténue les réactions immunitaires. Synonyme d’immunodépresseur. Source, sidaabréviation de syndrome d’immunodéficience acquise. En anglais : AIDS. Source).

Peu de signes d’alerte

Le cancer peut être révélé par des signes cliniques : des pertes anormales ou, le plus souvent, de petits saignements survenant entre les règlesvoir menstruation. Adjectif : réglée. Source ou après la ménopausepériode génitale caractérisée par l'arrêt des règles, et correspondant à l'interruption de l'activité ovarienne. Cette période s'accompagne généralement de bouffées de chaleur, de régression des caractères sexuels et de perturbations psychiques et hormonales. Adjectifs : ménopausique, ménopausée. Source. Souvent provoqués par de légers traumatismes (rapports sexuels, toilettes), ces saignements ont une grande valeur d'alarme et justifient systématiquement une consultation médicale.

Mais dans la plupart des cas, le cancer du col sera découvert grâce à un examen gynécologique systématique et au frottis du col de l’utérus, qui peut permettre la détection précoce des anomalies cellulaires. C’est la raison pour laquelle il est important de faire régulièrement des frottis de dépistage à partir de 25 ans.

Vaccinproduit injectable, le plus souvent en sous-cutané, ayant la propriété d’immuniser un individu contre une maladie infectieuse en faisant fabriquer par le corps des anticorps spécifiques. Adjectifs : vaccinal, vacciné. Source et frottis

Mais si le frottis permet de détecter une anomalie du col de l’utérus, il ne protège pas contre l’infection par les virus HPV, qui est à l’origine de cette lésion. D’où l’intérêt de la vaccination, désormais proposée aux adolescentes et aux jeunes femmes, pour se protéger de l’infection due aux virus HPV de type 16 et 18, en cause dans 70 % de ces cancers.

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