Partie 2: La place de la vaccination antiHPV
Grâce à la reconnaissance du rôle des papillomavirus (virus HPV) dans le développement des lésions précancéreuses et cancéreuses du col utérin, deux vaccins contre des virus oncogènes très répandus (HPV 16 et 18) ont été mis au point et sont désormais introduits au calendrier vaccinal.
Ils ont prouvé leur efficacité pour prévenir ces lésions (condylomes et lésions dysplasiques), à condition d’être administré avant l’infection, c’est-à-dire avant la pénétration du virus dans les cellules. Or c’est entre 15 et 24 ans que l’exposition aux papillomavirus humains est la plus élevée. C’est pourquoi la vaccination anti-HPV doit être administrée idéalement avant le début de la vie sexuelle.
Une vaccination recommandée à 14 ans
Selon l’avis du Haut Conseil de la Santé Publique, la vaccination contre les papillomavirus est recommandée en France pour les jeunes filles de 14 ans, avant l’exposition au virus et en rattrapage pour les jeunes filles de 15 à 23 ans, sous réserve que la vaccination ait lieu au plus tard dans l'année suivant le début de l'activité sexuelle.
Deux vaccins sont actuellement commercialisés en France : le Cervarix® qui protège contre les infections à HPV de type 16 et 18, qui sont cancérigènes et le Gardasil® qui protège contre les infections à HPV de type 16 et 18, mais également 6 et 11 non cancérigènes, susceptibles de provoquer des verrues génitales (condylomes) gênantes et très contagieuses.
Ces lésions ne sont pas cancéreuses, mais leur traitement peut être long et douloureux, avec des récidives fréquentes. Ces deux vaccins sont donc tous deux efficaces dans la préventionensemble des moyens mis en œuvre pour sauvegarder la santé et éviter les accidents (prévention primaire), pour éviter d’aggraver une maladie (prévention secondaire) ou pour permettre la réinsertion des malades (prévention tertiaire). Adjectif : préventif. Source du cancertumeur constituée par la prolifération anarchique de cellules anormales qui envahit les structures avoisinantes et qui produit des métastases. Adjectif : cancéreux. Source du col de l'utérus, mais ne couvrent que 70 % des virus impliqués dans de type de cancer.
Trois injections
La vaccination comprend trois injections faites sur 6 mois (0,1 et 6 mois pour Cervarix® ou 0,2 et 6 mois pour Gardasil®). Le rappel vaccinal n’est pas nécessaire. Cette vaccination coûteuse (123,66 € pour le Gardasil® et 111,82 pour le Cervarix®) est actuellement remboursée à 65 % par l’Assurance Maladie pour les jeunes filles et jeunes femmes chez lesquelles la vaccination est recommandée.
La plupart des mutuelles prennent en charge entièrement la part (35%) qui revient au patient. Le vaccin est entièrement pris en charge et donc remboursé à 100% pour les bénéficiaires de la couverture maladie universelle (CMU).
Au total, pour les femmes vaccinées, les risques de cancers du col utérin sont très fortement diminués, mais pas complètement exclus. C’est pourquoi la vaccination ne dispense pas du frottis et du suivi gynécologique régulier. D’autant que les résultats à long terme de l’efficacité des vaccins sur le nombre de cancers ne sont pas encore connus.
Notez l'article
|
|

