L’accident vasculaire cérébral : comment le reconnaître ?

le mardi 12 juillet 2011
par Annie Dumonceau
L’accident vasculaire cérébral (AVC) ou “attaque” est une urgence médicale comme l’infarctus : sa prise en charge précoce est déterminante pour l’évolution ultérieure et la prévention des séquelles.

Troisième cause de mortalitéfréquence des décès recensés dans une période donnée par rapport à la population totale. Source, première cause de handicapdiminution des capacités physiques et/ou mentales de manière définitive ou récessive. Adjectif : handicapé. Voir infirmité. Source acquis de l’adulte et deuxième cause de démencesynonyme d’aliénation mentale, de folie. Adjectifs et Nom : dément, démentiel. Source, l’accident vasculairequi se rapporte aux vaisseaux sanguins. Source cérébral (AVCabréviation d’accident vasculaire cérébral. Source) est une pathologiepartie de la médecine qui étudie les maladies. Le spécialiste est le pathologiste. Adjectif : pathologique. Source largement sous-estimée dont la fréquence augmente à partir de 55 ans. Plusieurs signes doivent éveiller l’attention : une baisse soudaine de la force musculairequi se rapporte aux muscles. Source dans une partie du corps, la survenue brutale d’un mal de tête, mais aussi la perte transitoire de la vue, ou encore une incapacité à parler, des difficultés à déglutir, une salivationsécrétion réflexe de salive. Adjectif : salivant. Source involontaire…

Tous ces signes peuvent révéler un arrêt brutal de la circulation sanguine au niveau du cerveau : soit car le vaisseau est bouché par un caillotmasse solide formée de globules rouges et de plaquettes recouvertes de fibrine dont le rôle est de colmater une brèche vasculaire. Voir thrombus, coagulation. Source (infarctusnécrose d’un tissu résultant d’un apport sanguin insuffisant (infarctus du myocarde). Adjectif : infarci. Source) - c’est l’accident le plus fréquent (80 à 85 % des AVC) - soit car le vaisseau s’est rompu et entraîne une hémorragieécoulement de sang hors d’un vaisseau. Adjectif : hémorragique. Source cérébrale. Quel que soit le mécanisme, en l’espace de quelques secondes, une partie du cerveau n’est plus irriguée et très vite, les fonctions qui lui sont associées sont perturbées ou détruites. La gravité dépend de la localisation et de l’étendue des lésions cérébrales, mais aussi de la durée pendant laquelle le cerveau n’est plus oxygéné.

Pas une minute à perdre

Devant tous ces symptômes très différents, c’est leur survenue brutale qui doit inquiéter : il ne faut pas hésiter à appeler le 15. Lorsqu’on appelle le SAMUabréviation de service d’assistance mobile d’urgence. Source, il faut essayer de bien décrire l’état de la personne et l’heure où sont survenus les symptômes.

Si le diagnostic d’AVC se confirme, elle va être dirigée vers une unité de soins neurovasculaires pour avoir un scannervoir tomodensitométrie. Adjectif : scanné. Source ou une imagerie par résonance magnétique (IRMabréviation d’imagerie par résonance magnétique. Source) cérébrale qui déterminent le site de la lésion et sa nature : en cas d’artère bouchée par un caillot, il existe un traitement efficace reposant sur la « thombolyse », substance administrée par perfusionintroduction lente et continue de divers liquides dans la circulation sanguine par voie intraveineuse (solution médicamenteuse, sang…). Adjectif : perfusé. Voir goutte-à-goutte. Source qui permet de dissoudre le caillot, à condition d’être mise en route dans les 3 à 4h30 suivant les premiers symptômes. Plus le traitement est donné rapidement, plus le cerveau est irrigué à nouveau, moins il souffre et plus on augmente les chances de guérison : on peut ainsi réduire la mortalité de 20 % et augmenter de 20 % le nombre de survivants sans handicap.

Des signes avant-coureurs à prendre au sérieux

Dans 10 à 20 % des cas, l’AVC est précédé d’un AIT (accident ischémique transitoire) : les symptômes neurologiques sont les mêmes, mais ils régressent plus vite (< 1 heure dans les 2/3 des cas). Les symptômes de l’AIT sont très transitoires en général, d’installation rapide – habituellement en moins de deux minutes : il s’agit d’une perte d’équilibre ou d’un vertigeimpression de déplacement du corps accompagnée de troubles de l’équilibre. Adjectif : vertigineux. Source, de symptômes sensitifs isolés ne touchant qu’un membre (on ne sent plus une partie de son corps) ou la moitié du visage, une diplopievision double d’un objet unique ou une dysarthriedifficulté à parler due à des troubles moteurs des organes de la phonation (langue, lèvres…). Adjectif : dysarthrique. Source. Ce sont des signaux d’alarme qui doivent amener à consulter rapidement, même si tout est rentré dans l’ordre en quelques minutes, car la survenue de l’AIT multiplie par 10 la probabilité d’un AVC dans les semaines qui suivent.

Le médecin demandera un scanner ou une IRM pour s’assurer de l’absence de séquelles et recherchera une cause (arythmieirrégularité du rythme cardiaque (rythme et amplitude). Adjectif : arythmique. Source cardiaque, sténoseterme désignant un rétrécissement. Source des artères du cou, HTAabréviation d’hypertension artérielle. Source, excès de cholestérol, existence d’un diabète, etc) et la prescriptionconseil thérapeutique donné par le médecin lorsqu’il les écrit, c’est une ordonnance. À l’hôpital, les prescriptions doivent obligatoirement être écrites, datées et signées. Source d’un traitement par aspirine à dose anticoagulante sera en général décidée pour prévenir les récidives.

Pour en savoir plus :
 Site de France AVC: www.franceavc.com

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