Le café bénéfique dans la maladie de Parkinson
Il y a deux ans, une étude conduite chez avec plusieurs milliers d'hawaïens de plus de 45 ans avait montré que la consommation de plus de 4 tasses de café par jour réduisait le risque de maladie de Parkinson mais la nouvelle étude, canadienne, qui vient d'être publiée dans la revue américaine de neurologiebranche de la médecine qui étudie et traite les maladies du système nerveux. Le spécialiste est un neurologue. Adjectif neurologique. Source de référence (Neurology) franchit un pas supplémentaire.
2 à 4 café par jour
Les chercheurs de l'université McGill ont observé ce qui se passait si l'on donnait pendant six semaines des comprimés de caféine à 61 malades atteints de la maladie de Parkinson, équivalents à deux à quatre tasses de café par jour. Soit deux comprimés contenant 100 mg de caféine, deux fois par jour, pendant trois semaines, puis à nouveaux deux comprimés à 200 mg de caféines, deux fois par jour pendant trois semaines supplémentaires. Certains malades recevaient un placeboaction ou médicament n’ayant aucune efficacité thérapeutique mais qui peut avoir une action psychologique (effet placebo). Voir nocebo. Source (faux comprimé ne contenant pas de caféine) pour pouvoir comparer l'effet véritable du café.
Amélioration nette
Résultat : « Les personnes qui recevaient de la caféine ont vu leurs symptômemanifestation spontanée objective ou subjective d’une maladie. Adjectif : symptomatique. Source moteur (=mouvements) s'améliorer de 5 points sur l'échelle unifiée d'évaluation de la maladie de Parkinson, par rapport à ceux qui recevaient le placebo », a expliqué le Pr Ronald Postuma, chercheur en neuroscience et professeur de neurologie à l'université McGill, qui dirigeait l'étude.
La dopamine préservée
L'étude mériterait d'être menée sur une plus longue période que 6 semaines mais elle vient confirmer d'autres résultats rétrospectifs qui montraient, parmi les patients atteints de maladie de Parkinson, que ceux qui consommaient le plus de café avaient déclenché leur maladie plus tard que les autres. De plus, un mécanisme sous-jacent expliquerait l'amélioration des mouvements, ce qui vient appuyer la piste thérapeutiquequi peut guérir une maladie. Source : la caféine aurait un effet protecteur sur la production de dopamine dans le cerveau, celle-là même qui fait cruellement défaut au fur et à mesure de la progression de la maladie.
Réduire les posologiequantité totale d’un médicament administrée en fonction de l’âge et de la morphologie (taille/poids) du malade. Adjectif : posologique. Source des autres médicaments
Selon le Pr Postuma, « la caféine doit être étudiée comme option thérapeutique dans la maladie de Parkinson ». Evidemment pas à la place des traitements habituels, mais : « cela pourrait être utile en appoint des autres médicaments, ce qui pourraient peut-être permettre d'en réduire les doses ».
Source : Université McGill.
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