Combien de verres d’alcool possibles pour une femme enceinte ?

le vendredi 22 juin 2012
par Dr Sacha Martin
Une étude danoise sème le trouble en prétendant qu’une consommation modérée d’alcool n’entraîne pas de symptômes chez les enfants évalués 5 ans plus tard.

 

Au risque de décevoir les buveuses, il y a peu de chance que les 5 études rassurantes sur la consommation modérée d'alcool pendant la grossesseétat qui caractérise une femme enceinte. Source aient un long avenir dans la communauté scientifique. Il est vrai que les résultats sont assez surprenants : jusqu'à une consommation moyenne de 9 verres d'alcool par semaine, il n'y aurait pas de conséquence sur le neuro-développement de l'enfant.

Bilanensemble des examens (biologiques, radiologiques…) permettant de surveiller l’évolution de l’état de santé d’un patient. Adjectif : bilanté. Source à 5 ans

Pour conclure cela, les chercheurs ont recruté 1628 femmes enceintes et ont effectué un bilan des enfants lorsqu'ils ont eu 5 ans. Le bilan consistait à faire un test de QIabréviation de quotient intellectuel. Source et à mesurer différentes fonctions supérieures : attention, planification, organisation, self-control, etc. Les femmes étaient âgées de 30 ans en moyenne et il s'agissait du premier bébé pour la moitié d'entre elle. Seuls les enfants de mères qui consommaient au moins 9 verres par semaines présentaient une attention diminuée.

Le fragile cerveau du foetus

Première remarque : Il ne faudrait pas que la moyenne de 9 verres par semaine signifie que l'on peut se permettre une ivresse aigüe le samedi soir en étant parfaitement sobre le reste de la semaine. Deuxièmement, il faut rappeler que l'alcoolisation fœtale, pendant la grossesse de la mère, est aujourd'hui an France la première cause génétiqueétude de la transmission des caractères héréditaires des parents à leurs enfants. Le spécialiste est un généticien. Source de handicapdiminution des capacités physiques et/ou mentales de manière définitive ou récessive. Adjectif : handicapé. Voir infirmité. Source chez l'enfant. Une consommation importante pendant les 3 premiers mois de la grossesse peut produire des malformations irréversibles chez le bébé. Une ivresse aiguë peut suffire à provoquer des dégâts pour le fœtusnom donné à l’embryon après trois mois de gestation utérine (voir embryon). Adjectif : fœtal. Source étant donné l'extrême toxicitépropriété d’une substance qui peut empoisonner un organisme. Adjectif : toxique. Source de l'alcool.

En conclusion, le message reste : Zéro alcool pendant la grossesse.

Source : British Journal of Obstetrics and Gynaecology

 

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