Un test de paternité dès la 8e semaine de grossesse
L'intérêt de pouvoir déterminer qui est le père est particulièrement décisif après un viol, explique les chercheurs de Ravgen qui ont mis au point ce nouveau test en partenariat avec des médecins du York Hospital et du Lancaster General Women and babies Hospital. Pour l'instant, le seul moyen de le savoir est de pratiquer des examens contraignant et non dénués de risque, tels que le prélèvementaction d’extraire un tissu ou un liquide organique dans un but de réaliser un examen diagnostic. Adjectif : prélevé. Source de villosités choriales et l'amniocentèseprélèvement chez la femme enceinte du liquide amniotique qui entoure le fœtus dans un but d’analyse. Source. Plus ennuyeux encore, elle ne peut être réalisée avant 10 15 semaines de grossesses.
Deux obstacles
Le nouveau test est beaucoup moins invasifprocessus pathologique envahissant rapidement l’organisme. Effraction de la peau par un matériel médical (cathéter) dans un but thérapeutique ou préventif (pression artérielle invasive grâce à un cathéter artériel radial). Source puisqu'il ne nécessite qu'une simple prise de sang. Les scientifiques ont surtout réussi à contourner deux obstacles qui empêchaient ce genre de test : la dégradation de l'ADNabréviation d’acide désoxyribonucléique. Source provenant du fœtusnom donné à l’embryon après trois mois de gestation utérine (voir embryon). Adjectif : fœtal. Source et le masquage de celui-ci par l'ADN de la mère dans le prélèvement. Les chercheurs sont parvenus à mettre au point un additif au prélèvement pour assurer à la fois une meilleure conservation et éviter la libération de l'ADN maternel dans le plasmapartie liquide du sang (il contient 80 % d’eau) dans laquelle baignent les éléments figurés (globules rouges, globules blancs, plaquettes), des éléments minéraux, des substances azotés, des enzymes, des hormones et des anticorps. Adjectif : plasmatique. Source.
Fiabilité optimale
Les résultats d'une étude menée sur 30 femmes enceintes de 8 à 14 semaines, confirment la fiabilité du test. Chaque fois que l'échantillon a été comparé à l'ADN du bon père, l'appariement a pu être identifié et, a contrario, dans aucun des cas où la comparaison a été faite avec un mauvais ADN masculin un tel croisement n'a été déclenché. Les chercheurs rappellent que 5% des femmes violées tombent enceinte, ce qui représente 32 000 grossesses aux Etats-Unis !
Source : New England Journal of Medicine
Notez l'article
Sur le même thème
Ça vous concerne
- Dermato
- Diabéto - Nutrition
- Cardio
- Pédiatrie
- Sexologie - Urologie
- Aujourd'hui en Sexologie - UrologieTous les articles en Sexologi ...
L'hypertrophie bénigne de la prostate vue par les médecins...et les patients
L’incontinence urinaire des jeunes femmes plus fréquente qu’on ne le pense
Sida, le début de la fin de l’épidémie ?La vaccination contre l’hépatite B progresse nettement
- Rhumato-Orthopédie
- Gynécologie
- Gastro
- Aujourd'hui en GastroTous les articles en Gastro ...
Méfiance avec les médicaments contre les nausées et vomissements de la famille de la dompéridone : motilium, motilyo, peridys, bipéridys…
Greffe de foie précoce dans l'hépatite alcoolique
Hépatite C : nouvel espoir vaccinal
E.Coli : le lot égyptien contaminé est dispersé en Europe !
- Neuro - Psychiatrie
- Cancero
- Allergo - Pneumo - ORL
- Ophtalmo

