Fiche conseils: Dépistage, accompagnement, écoute, mon diabète au quotidien

le jeudi 28 octobre 2010

Malgré la recherche médicale qui avance tous les jours, le diabète reste une maladie qui se soigne très bien mais qui ne se guérit pas.

Il faut donc au quotidien, respecter certaines règlesvoir menstruation. Adjectif : réglée. Source hygiénodiététiques qui consistent entre autres en une alimentation équilibrée, l’obtention ou le maintien d’un poids le plus proche de la normale, la pratique d’une activité physique régulière et l’arrêt du tabac. Il est également nécessaire de suivre un traitement approprié afin d’éviter des complications liées au diabète et d’effectuer une surveillance régulière.

LE DIABÈTE

Le diabète est une maladie évolutive et métabolique, se caractérisant par une hyperglycémieexcès de sucre dans le sang. Adjectif : hyperglycémique. Source chronique ; c’est-à-dire un taux de glucosemolécule de sucre directement assimilée par les cellules. Source (sucre) dans le sang anormalement élevé. Ce taux de glucose sanguin est régulé par l’insuline : une hormonetoute substance élaborée par une glande endocrine. Adjectif : hormonal. Source sécrétée par le pancréas.


Le saviez-vous ?

Il existe une autre forme de diabète moins répandue (environ 10% des patients) appelée DIABETE DE TYPE 1.
Il est habituellement découvert chez les jeunes : enfants, adolescents ou jeunes adultes, mais il peut survenir plus tard, 30 ou 40 ans, voire plus.

• Les symptômes : soif intense, urines abondantes, amaigrissement rapide, nausées.

• Les causes : une prédisposition génétiqueétude de la transmission des caractères héréditaires des parents à leurs enfants. Le spécialiste est un généticien. Source mais les autres causes sont mal connues. L’environnement aurait également un rôle.

• Le traitement : Le corps ne fabriquant plus du tout d’insuline, l’unique traitement est l’apport d’insuline : soit sous forme d’injections (seringue ou stylo), soit avec une pompe à insuline (administrant l’insuline en continu, appareil portable externe ou implantable).

DIABÈTE DE TYPE 2

Dans le diabète de type 2 (autre fois appelé non-insulino-dépendant ou DNIDabréviation de diabète non insulinodépendant (diabète type 2). Source), deux mécanismes sont responsables de l’hyperglycémie :

  • Le pancréas fabrique toujours de l’insuline mais pas assez, par rapport à l’apport en sucre : c’est l’insulinopénie qui s’aggrave avec le temps. Cette insuline agit mal, on parle alors d’insulinorésistance.
  • L’insuline ne peut plus réguler la glycémie et cette résistance épuise le pancréas qui finit par ne plus assurer une production suffisante d’insuline.

Le diagnostic se fait généralement vers 40-50 ans mais l’âge du début de la maladie est plus précoce. Un dépistage régulier ainsi que des mesures hygiéno-diététiques sont donc indispensables. Les premiers cas d’adolescents et d’adultes très jeunes touchés apparaissent en France : le surpoids, l’obésité et le manque d’activité physique en sont la cause.

SOURNOIS ET INDOLORE, LE DÉVELOPPEMENT DU DIABÈTE DE TYPE 2 PEUT PASSER LONGTEMPS INAPERÇU

Causes de ce diabète ?

Il n’existe pas une cause précise mais un ensemble de facteurs :

  • une origine génétique : le facteur familial est tout à fait majeur. Des antécédents de diabète du même type sont très souvent présents dans la famille.

des facteurs environnementaux : alimentation déséquilibrée et manque d’activité physique, responsables de surpoids.

Quel traitement ?

Dans un premier temps, des mesures hygiéno-diététiques :

  • une alimentation équilibrée,
  • une activité physique : C’est l’une des clés du bon équilibre de la glycémie.

Puis on a rapidement recours à des traitements anti-diabétiques oraux ou injectables dont l’efficacité n’est optimale que s’ils restent associés aux mesures hygiéno-diététiques (citées plus haut). Le diabète étant une maladie évolutive, après augmentation progressive des anti-diabétiques (escalade thérapeutiquequi peut guérir une maladie. Source), des injections d’insuline seront proposées au patient lorsque la carencemanque, déficit. Source en insuline sera trop importante.

ACTIVITÉ PHYSIQUE

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LES BÉNÉFICES DE L’ACTIVITÉ PHYSIQUE

L’activité physique est un TRAITEMENT EFFICACE du diabète, car en facilitant l’action de l’insuline, elle baisse la glycémie. Elle fait partie du traitement au même plan que l’alimentation équilibrée, les médicaments et l’insuline.

UNE ACTIVITÉ PHYSIQUE RÉGULIÈRE VOUS PERMET DE :

Protéger votre santé

• Augmente le bon cholestérol (HDL Cholestérol) tout en diminuant le mauvais (LDL cholestérol) et les triglycérides.
• Diminue le risque de maladies cardio-vasculaires et d’hypertension artérielle.
• Aide à contrôler le poids.

Améliorer votre condition physique

• Amélioration de vos fonctions cardiaques et respiratoires.
• Amélioration de votre souplesse et équilibre.

Vous procurer du bien-être
• Physique.
Psychiquequi se rapporte aux fonctions mentales (trouble psychique). Source : c’est un excellent moyen de relaxationdétente physique ou psychique par diminution de la tension nerveuse et du tonus musculaire. Adjectifs : relaxé, relaxant. Voir myorelaxant. Source.

Quelles activités pratiquer ?

Toute activité peut être bénéfique, si vous l’adaptez à vos capacités et que vous prenez du plaisir à la pratiquer. Il vaut mieux choisir une activité régulière, pratiquée de façon modérée et prolongée (minimum 30 minutes). L’idéal serait de pratiquer 150 minutes d’activité modérée par semaine :

  • Soit 30 minutes, 5 fois par semaine,
  • Soit 1 heure, 2 à 3 fois par semaine.

PRIVILÉGIER TOUTE ACTIVITÉ DE LA VIE COURANTE BOUGER AU QUOTIDIEN

  • Faire les courses à pied plutôt qu’en voiture.
  • Stationner à quelques centaines de mètres du lieu où l’on se rend.
  • Prendre les escaliers.
  • Promener le chien (mais pas trop lentement).
  • Faire du ménage énergiquement.
  • Jardiner, bricoler.
  • Jouer avec ses enfants ou petits-enfants…

Quelles précautions ?

Il faut réaliser au préalable un bilanensemble des examens (biologiques, radiologiques…) permettant de surveiller l’évolution de l’état de santé d’un patient. Adjectif : bilanté. Source médical ; surtout si vous n’avez pas pratiqué une activité physique depuis un certain temps.

L’hypoglycémie

L’activité physique peut entraîner une hypoglycémie. Il faut donc :

• Connaître votre glycémie avant et après l’effort (récupération, 2, 3 ou 4 heures après l’effort).
• Connaître vos signes d’hypoglycémie.
• Toujours avoir de quoi vous « resucrer » (morceaux de sucre, barres de céréales…) et de quoi vous hydrater.
• Voir avec votre médecin pour adapter votre traitement si nécessaire.
• Gérer vos efforts.

PARTIR EN VOYAGE

avion

Prendre l’avion et voyager nécessitent certaines précautions pour partir serein en vacances.

LES DOCUMENTS À EMPORTER :

- L’ordonnance : Elle doit être rédigée en français et comporter votre nom. Elle doit détailler tous les éléments du traitement (matériel, médicaments, pensez au glucagen qui n’est pas forcément inscrit sur toutes les ordonnances), la posologiequantité totale d’un médicament administrée en fonction de l’âge et de la morphologie (taille/poids) du malade. Adjectif : posologique. Source et la fréquence du renouvellement. Nul besoin de la faire traduire : les noms des insulines ou des lecteurs sont les mêmes, ils sont identiques d’un pays à l’autre.

- Le certificat médical si vous êtes porteur d’une pompe à insuline. Attention, un document inexploitable compliquera votre accès à bord des avions.

VOUS DEVREZ PRÉSENTER CES DOCUMENTS LORS DES CONTRÔLES DE SÉCURITÉ AUX AÉROPORTS.

Quel matériel mettre dans les bagages ?

Insuline, comprimés, bandelettes, seringues ou stylo (avec un exemplaire de rechange), aiguilles, glucagen.

En bagage à main, vous êtes autorisé à transporter l’insuline nécessaire avec le reste de votre traitement pour une quantité correspondant à la durée du voyage (vol-aller, séjour, une semaine, et vol-retour). En soute, la température est maintenue à 4°C : elle est donc compatible avec la bonne conservation de l’insuline.

Prévoyez toujours le double de la quantité nécessaire au traitement.

Séparez le traitement : une partie dans votre bagage à main, une partie en soute pour avoir une solution en cas de perte ou de vol. Il en va de même pour votre ordonnance, pensez à en faire une copie !

Comment gérer le décalage horaire ?

- Pour les destinations lointaines, il est conseillé de rester à l’heure française pendant la durée du trajet.

- A votre arrivée, il faut ajuster les injections, (en particulier pour les insulines intermédiaires et lentes). Il peut être envisagé de supprimer une injection si la journée se raccourcit (voyages vers l’est) et d’en ajouter une, si la journée s’allonge (voyages vers l’ouest).

- Pour des décalages courts (inférieurs à 3 heures), il n’y a aucun changement à effectuer.

En cas de doute, demandez conseil à votre médecin !

Quelles précautions prendre à l’aéroport ?

Si vous êtes porteur d’une pompe à insuline, pour vous éviter le désagrément de devoir vous déshabiller en public, vous pouvez enlever le dispositif avant les zones de contrôle. Présentez-le dans votre bagage à main et remettez-le une fois arrivé dans la salle d’embarquement. Au cas où vous ne pourriez pas l’enlever, prévenez l’agent de sûreté. !

PRENDRE SOIN DE SON CORPS

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LE DIABÈTE PEUT AVOIR DES RÉPERCUSSIONS SUR :

• les gros vaisseaux (artères du coeur, du cerveau, des membres inférieurs),
• les petits vaisseaux des yeux (rétine), des reins,
• les nerfs avec une atteinte des pieds, des troubles sexuels,
• les dents et les gencives,
•les mains et les épaules (atteintes rhumatologiques, périarthrite scapulohumérale).

Ce sont les principales complications du diabète.

BIEN ÉQUILIBRER SON DIABÈTE PERMET DE LES ÉVITER OU DE RETARDER LEUR APPARITION.

De plus, pour les dépister (et donc les soigner au plus tôt), certains examens doivent être pratiqués régulièrement.

Les recommandations actuelles préconisent :

Vérifier tous les 3 mois :

• le poids et la tension artérielle,
• la glycémie à jeun (en l’absence de traitement par l’insuline),
• et surtout l’HbA1c.

Pratiquer au moins une fois par an :

• un examen des yeux (fond d’oeil),
• un examen des pieds,
• un électrocardiogrammetracé reproduisant l’activité cardiaque (ECG). Source,
• un bilan lipidique (cholestérol et ses fractions LDL, HDL, triglycérides),
• une évaluation de la fonction rénale (dosage créatininémie et microalbuminurie, vérification de l’absence d’infection urinairequi se rapporte à l’urine (formation et excrétion). Source),
• un bilan dentaire.

Focus sur les pieds

Les complications des pieds sont étroitement liées à celles des nerfs et des artères. En réduisant la sensibilité des nerfs de contact, la neuropathietoute affection du système nerveux central et périphérique. Source empêche la perception des petites blessures ou anomalies du pied (cor, durillonépaississement de forme arrondie, légèrement bombée, de la couche cornée de l’épiderme (mains et pieds) se développant sur des régions soumises à de fortes pressions. Voir cor. Source, fissure, crevasse, mycosetoute maladie provoquée par un champignon parasite. Adjectifs : mycotique ou mycosique. Source...) qui finissent par s'amplifier et s'infecter.

Un certain nombre de bonnes pratiques est de mise :

• hygiène des pieds, des orteils et des ongles,
• contrôle et surveillance visuels réguliers (par vous-même, un proche ou un spécialiste) de l'état de vos pieds,
• soins et traitement adaptés à la moindre blessure ou anomalie.

En cas de pied infecté, il faut retrouver un diabète équilibré, arrêter de fumer (car le tabac a des effets sur la circulation sanguine), éviter les facteurs de risque, etc.

Certaines techniques et ustensiles d'hygiène ou de confort (comme les bouillottes, certains coupe-ongles, etc.) sont à proscrire car peu compatibles avec des pieds fragiles. Tous ces bons réflexes vous éviteront bien des désagréments et des douleurs inutiles. Vous garderez des pieds en bonne santé et empêcherez les complications graves de s'installer.

Médecins, podologues, structures éducatives ou médicales (à l'hôpital ou dans les réseaux de soins) peuvent aussi vous informer et vous former à ces bonnes pratiques.

Bien choisir ses chaussures

Dernier conseil et non des moindres, évitez de marcher pieds nus, avec des tongues et prêtez une attention particulière au choix de vos chaussures. Attention : les pieds gonflent dans la journée, achetez vos chaussures en fin de journée et mettez-les progressivement pour qu’elles se fassent à votre pied sans vous blesser.

N’OUBLIEZ PAS QUE CHAQUE PIED EST DIFFÉRENT et qu’il convient d’avoir des CHAUSSURES ADAPTÉES :

• à sa morphologieétude de la forme et de la structure d’un organisme. Adjectif : morphologique. Source,
• aux conditions de marche,
• à l’état de santé de ses pieds.

MOTS CLÉS DU DIABÈTE

Glycémie

C’est la concentration en glucose ou sucre dans le sang. Elle se mesure par deux moyens :

- En laboratoire d’analyses : après une prise de sang, on mesure la glycémie à jeun ou l’HbA1c (hémoglobine glyquée), voir définition ci-après.

- Le lecteur de glycémie : le patient contrôle sa glycémie capillaire (sur une goutteaffection due à un trouble du métabolisme de l’acide urique survenant presque exclusivement chez l’homme. Elle provoque des crises d’arthrite aiguë localisée au niveau du gros orteil. Adjectif : goutteux. Source de sang). C’est ce qu’on appelle l’autosurveillance glycémique.

Hypoglycémie

Il s’agit d’une baisse de la glycémie en-dessous de 0,60 g/l. Les signes sont : sueurs, faim, tremblements, pâleur, troubles visuels, jambes flageolantes, picotements autour de la bouche, comportement inhabituel.

Il faut alors prendre un sucre rapide (morceaux de sucre, barres de céréales …) pour faire remonter la glycémie. Cependant les symptômes varient d’une personne à l’autre et chez un même patient, les signes peuvent changer avec le temps (parfois même disparition des symptômes).

Hyperglycémie

C’est l’élévation anormale du taux de sucre dans le sang. Le diabète se définit comme une hyperglycémie chronique.

Symptômes : Fatigue, envie fréquente d’uriner, soif importante, malaises, nausées, troubles visuels. Mais le plus souvent cette hyperglycémie ne donne pas de signe, elle est silencieuse.

Insuline

Hormone produite par le pancréas, elle fait baisser la glycémie en réduisant la production de sucre par le foie et en permettant la pénétration et l’utilisation de ce sucre, en particulier dans le foie, les tissus graisseux et musculaires.

HbA1c ou hémoglobine glyquée

L’hémoglobine glycosylée est le témoin de la moyenne des glycémies sur une période d’environ 3 mois. L’objectif est d’avoir une HbA1c inférieure à :

• 6,5% dans le diabète de type 2 traité par des comprimés,
• 7 % chez les diabétiques de type 2 traités par insuline,
• 7,5% chez les diabétiques de type 1.

Adresses et liens utiles:

ASSOCIATION FRANÇAISE DES DIABÉTIQUES (AFD)

Siège : 88 rue de la Roquette - 75544 Paris cedex 11
Pour connaître l’association locale
la plus proche de votre domicile :
Tél. : 01 40 09 24 25
www.afd.asso.fr

SERVICE SOCIAL ET JURIDIQUE DE L’ASSOCIATION FRANÇAISE DES DIABÉTIQUES
Tél. : 01 40 09 47 14
le mercredi de 9h à 12h30 et de 14h à 19h.
E-mail : service.social@afd.asso.fr

Article réalisé en partenariat avec Giropharm

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