L’hospitalisation est parfois nécessaire
Avant de décider d’une hospitalisationséjour d’un malade dans une structure hospitalière. Source à temps plein, le médecin s’appuie sur une association de critères médicaux, psychiatriques et environnementaux.
Parmi eux, la perte de poids rapide (plus de 2 kgsymbole de kilogramme. Source par semaine) ou bien un indice de masse corporelle inférieur à 13,2 kg/m2 à 15/16 ans ou inférieur à 14 kg/m2 au-delà de 17 ans, le refus de manger ou de boire, des malaises à répétition, une fatigabilité voire un épuisement évoqué par le patient, un retentissement cardiovasculaire (tensionrésistance opposée par les parois des cavités organiques (tension artérielle). Adjectif : tensionnel. Source artérielle très basse, bradycardieralentissement du rythme des battements cardiaques. Adjectif : bradycardique. Source ou tachycardieaccélération du rythme cardiaque au-dessus de 100 battements par minute (BPM). Adjectif : tachycardique. Source) ou rénal, etc.
Par ailleurs, l’existence d’un syndromeensemble des signes, des lésions et des symptômes qui forment une entité reconnaissable et caractéristique d’une maladie. Source dépressif important avec risque suicidaire, l’échec ou l’impossibilité d’une prise en charge ambulatoiretraitement ou intervention chirurgicale qui nécessite une hospitalisation de courte durée, permettant au patient de regagner son domicile le jour même. Source, un isolement social, des conflits familiaux sévères et l’épuisement familial peuvent également justifier l’hospitalisation.
Quoiqu’il en soit, celle-ci doit être décidée avec le malade et sa famille dans un climat de confiance, même si elle est parfois envisagée sous contrainte lorsque le pronosticestimation de la gravité ou de l’évolution d’une pathologie. Adjectif : pronostiqué. Source vitalqui est indispensable à la vie. Source est engagé.
Une séparation temporaire avec le milieu familial
Certaines équipes préconisent une période de séparation d’avec le milieu de vie habituel au début de l’hospitalisation, accompagnée d’un travail d’accompagnement thérapeutiquequi peut guérir une maladie. Source important des parents (rencontres, échanges téléphoniques, groupes de paroles). Dans ce contexte, il est conseillé que l’adolescente :
- ne soit pas isolée ;
- évolue dans un milieu avec des interactions sociales nombreuses ;
- reçoive des nouvelles de sa famille par l’intermédiaire de l’équipe soignante.
L’hospitalisation doit idéalement avoir lieu dans un service spécialisé dans la prise en charge des troubles du comportement alimentaire associant renutrition, surveillance somatiquequi se rapporte au corps. Source et accompagnement psychosocial.
Une hospitalisation à proximité du domicile est souhaitable pour favoriser la continuité des soins à la sortie et pour impliquer la famille, maintenir les liens sociaux et les occupations du patient dans son environnement habituel. La sortie est autorisée lorsque le poids atteint au sein du service hospitalier est stabilisé, afin de diminuer le risque de rechuteretour des symptômes d’une maladie qui semblait en voie de guérison. Source.
Des centres d’accueil thérapeutique
Grâce à des conventions liant l'hôpital et les centres ambulatoires, le suivi mis en place pendant cette phase hospitalière, peut être prolongé grâce à des centres d’accueil thérapeutiques à temps partiel (CATTP) ou bien, selon les régions, d’autres formules de relais à l‘hospitalisation (hébergements et post-cures thérapeutiques ou bien familles d’accueil).
Ces structures spécifiques peuvent aussi se concevoir comme une alternative à l’hospitalisation à temps plein, en aidant le patient à faire face à certaines difficultés (dans les relations avec les autres, l’expression des émotions, l’autonomisation, l’alimentation, etc.).
POUR EN SAVOIR PLUS
(1) HAS – Juin 2010 - Recommandations de bonnes pratiques – Anorexiediminution marquée, perte de l’appétit ou dégoût de la nourriture. Adjectif et nom : anorexique. Source : prise en charge
(2) “Anorexie mentale à l’adolescence”, J Xavier (Service de psychiatriepartie de la médecine qui étudie et traite les troubles mentaux. Le spécialiste est le psychiatre. Adjectif : psychiatrique. Source de l’enfant et de l’adolescent, CHU Pitié Salpetrière) – Traité de médecine AKOS
(3) le site de l’Association française pour le développement des approches spécialisées des troubles du comportement alimentaire - www.anorexieboulimie-afdas.fr
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