Moi, mon diabète, mon entourage

le mardi 19 janvier 2010
par Astrid Charléry, journaliste
L’annonce d’un diabète dans une famille suscite des questionnements. Chacun a un rôle à jouer dans l’accompagnement du patient mais ce dernier reste l’acteur principal.

La prise en charge du diabète compréhension de la repose sur un suivi de règlesvoir menstruation. Adjectif : réglée. Source maladie. Ces changements hygiéno-diététiques (équilibre ne se font pas facilement et alimentaire, activité physique le maillage familial est un régulière), un bon respect de atout pour faciliter l’évolution l’ordonnance et une des comportements.

S’entraider, c’est s’informer, se parler, être solidaire

L’apprentissage de la maladie peut s’élaborer au sein de services hospitaliers et de réseaux. On y propose des ateliers d’éducation, sur la diététique, l’activité physique ou sur la gestion de son traitement. On y favorise les échanges avec des professionnels pour améliorer la prise en charge. « Le réseau Paris Diabète sert d’interface entre la ville et l’hôpital. Il fédère ainsi son activité d’éducation thérapeutiquequi peut guérir une maladie. Source en réunissant les personnes dans des ateliers de 1h30 animés par des professionnels de santé, explique la Directrice, Claire Suzanne-Lamarre. Nous assurons un suivi psycho-médico-social ».

Les patients se rencontrent et échangent, ce qui leur permet d’envisager la pathologiepartie de la médecine qui étudie les maladies. Le spécialiste est le pathologiste. Adjectif : pathologique. Source autrement. Le patient rentre à son domicile mieux informé et se fait le relais des informationsauprès de ses proches. Les associations de patients comme l’Association Française des Diabétiques qui fédère l’ensemble des associations régionales peuvent être le relais de la famille : réunion d’information où l’on peut venir en couple, ateliers ou activités sur la diététique et dialogue patient à patient. Enfin, le médecin reste le pilier principal dans la prise en charge de la maladie, de l’annonce diagnostique au suivi du patient.

Le fossé diététique se réduit

Dans la vie quotidienne, les repas avec une personne diabétique ne doivent être ni à l’origine de conflit ni source d’isolement. D’ailleurs, leur régimeRationnement alimentaire avec exclusion ou apport de certains éléments (régime hyposodé, régime hyperprotidique). Voir diète. Source est passé à un modèle alimentaire proche de ce qui est recommandé par le PNNS* aux personnes non-diabétiques.

Si les principes culturels nutritionnels sont ancrés dans les mentalités, l’action et la motivation familiale facilitent l’adaptation. « Ma femme m’aide beaucoup, explique Jean Claude, jeune diabétique de 54 ans, car c’est elle qui fait les courses, la cuisine. Elle fait aussi attention à ne pas me tenter en remplissant le réfrigérateur. Elle remplace souvent le fromage que je mangeais en trop grande quantité par un yaourt allégé ».

Maryse, sa femme s’est engagée dans l’accompagnement de son mari après la visite recommandée chez la diététicienne. Elle suit ses conseils : « J’ai appris à cuisiner différemment. Je fais attention aux quantités, aux portions et à la répartition dans l’assiette ». Les habitudes alimentaires du couple ont évolué, une alimentation adaptée et équilibrée est privilégiée.

Partager c’est aussi se donner les moyens d’agir

La solidarité familiale va plus loin que l’accompagnement de l’évolution des comportements alimentaires, elle peut jouer le rôle de dépistage, voire de signal d’alarme. Ainsi, il est important que les membres de la famille restent vigilants devant des symptômes d’un diabète tels qu’une polyurieaugmentation des urines émises par 24 heures. Adjectif : polyurique. Voir dysurie. Source – une envie fréquente d’uriner – et une polydipsiesoif excessive (fréquente lors d’un diabète). Source – une soif excessive.

Par ailleurs pour les membres de la famille, connaître et identifier les signes annonciateurs d’une hypoglycémiediminution du taux sanguin en glucose. Voir glycémie. Adjectif : hypoglycémique. Source, comme un changement d’attitude ou d’humeur peut sauver la vie ; Il en est de même de la connaissance de la conduite à tenir face à une personne qui fait un malaise hypoglycémique. Enfin, l’éducation du jeune diabétique et de sa famille est essentielle pour limiter les complications. Il est important de faire circuler les informations. Reste à trouver le bon équilibre, se laisser accompagner ou accompagner sans devenir ni trop pressant, ni désinvolte !

Lire le témoignage de Rémi, 18 ans, diabétique

Le chiffre

95 % des soins du diabétique à domicile sont pris en charge par la personne ou son entourage.

*PNNS Plan National Nutrition Santé

Pour en savoir plus

 

Site d’information des patients diabétiques et de leur entourage : www.sousle7.com
Association Française des Diabétiques : www.afd.asso.fr
Association des Jeunes Diabétiques : www.ajd-educ.org
Plan National Nutrition Santé : www.mangerbouger.fr

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