Témoignage : Rémi, 18 ans, diabétique

le mardi 19 janvier 2010
par Astrid Charléry, journaliste santé
Rémi a juste 18 ans. Il a passé son bac en juin 2009 et est classé quatrième au championnat de France de BMX, catégorie des 17/18 ans. Il a été diagnostiqué diabétique de type 1, il y a deux ans.

Rémi, appartenez vous à une association de patients ?

Oui, j’ai adhéré à l’Association Française des Diabétiques* dès le diagnostic de mon diabète de type 1 à 16 ans.

Comment vous êtes vous informé sur le diabète et le vôtre en particulier ?

L’annonce a été brutale. J’étais souvent très fatigué et j’avais également souvent envie de boire. Une consultation médicale et des résultats sanguins m’ont expédié di-rectement à l’hôpital. Une fois le diabète équilibré, le danger s’éloignant, on m’a gardé en observation une semaine. Là, le médecin et les infirmières m’ont renseigné sur la mala-die, afin de me rendre auto-nome le plus vite possible. Les infirmières m’ont appris à me piquer pour mon contrôle glycémique, ça c’est facile et rapide.

Pour les injections d’insuline, j’avais peur... Elles m’ont rassuré. Ma grande panique, c’était de savoir si je n’allais pas être coupé dans mon élan sportif. Pratiquant le BMX à un haut niveau, je pensais devoir abandonner. Le médecin au contraire, m’a soutenu et encouragé. Depuis, il me suit 5 à 6 fois par an et nous échangeons souvent des emails où il me tient au courant de l’avancée précise des nouvelles technologies concernant le diabète : je pense que très bientôt je vais passer à la pompe à insuline. Enfin ma dernière source d’information, c’est la revue de l’AFD, « Equilibre » qui pointe du doigt des phé-nomènes de société comme la discrimination dans le travail pour les diabétiques ou les aides qu’ils peuvent obtenir.

Comment votre famille et votre entourage ont géré l’annonce de votre diabète ?

Je suis le seul diabétique dans ma famille, peut-être un ar-rière grand-père... L’essentiel de l’information sur ma ma-ladie, c’est moien psychanalyse, personnalité psychique d’un individu dont il est conscient et qu’il affirme. Dans le langage freudien, il s’oppose au « ça ». Voir ça et surmoi. Source qui la donne à mon entourage. Ma mère, au moment de l’annonce du diagnostic a été cependant conseillée par les diététicienpersonne qui a la charge d’établir des régimes alimentaires pour les malades. Source-nes et infirmières de l’hôpital. A la maison, maintenant tout le monde mange des plats plus équilibrés, c’est parfait !Je suis pensionnaire en sport étude, aussi un médecin sportif qui nous encadre a organisé une petite confé-rence pour tous les élèves. Une infirmière du service de diabétologie était là aussi. Pour ma part, j’étais sous les feux des projecteurs, j’ai ex-pliqué et ne souffre d’aucune discrimination.

Côté restauration collective, j’ai discuté avec les cuisiniers et la diététicienne du centre. Je n’ai pas eu à bouleverser mon régimeRationnement alimentaire avec exclusion ou apport de certains éléments (régime hyposodé, régime hyperprotidique). Voir diète. Source alimentaire car je suis un grand sportif et nous sommes bien accompa-gnés à ce niveau. Mais je fais attention à ce que je mange par rapport à mon activité physique.

* Association Française des Diabétiques : www.afd.asso.fr

Pour en savoir plus

Site d’information des patients diabétiques et de leur entourage : www.sousle7.com

 

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