Dans la famille des spondylarthropathies, le cas de la spondylarthrite ankylosante

le jeudi 04 mars 2010
par Astrid Charlery
Douleurs nocturnes dorsales, raideurs matinales, fatigue, inflammation articulaire... Les symptômes divers de la spondylarthrite ankylosante, parfois diffus, épisodiques

Douleurs nocturnes dorsales, raideurs matinales, fatigue, inflammationensemble des réactions se produisant dans l’organisme en réponse à la perturbation créée par un facteur inflammatoire (micro-organismes pathogènes, agents physiques ou chimiques). Adjectifs : enflammé, inflammatoire. Source articulaire... Les symptômes divers de la spondylarthriteinflammation des articulations des vertèbres. Source ankylosante, parfois diffus, épisodiques ou encore quotidiens et handicapants, entraînent un flou et un retard diagnostique de 6 ou 7 ans qu’il est urgent de combler. « La maladie inflammatoire peut être grave, lente et progressive ; le squelette de la colonne peut se souder, entraînant une ankylosediminution de la mobilité normale d’une articulation après une inactivité prolongée. Adjectif : ankylosé. Source et empêchant les mouvements », explique le Pr Pascal Claudepierre, rhumatologue à l’Hôpital Henri Mondor à Créteil, spécialiste de la maladie.

Ces symptômes s’associent parfois à d’autres pathologies comme le psoriasisdermatose d’origine inconnue à évolution chronique caractérisée par des taches rouges bien circonscrites recouvertes de squames sèches siégeant généralement au niveau du coude, des doigts, des genoux et du cuir chevelu. Adjectif : psoriasique. Source ou les maladies inflammatoires chroniques intestinales, dites MICI.
Aujourd’hui, outre l’interrogatoire sur d’éventuels antécédents familiaux et l’évaluation de la douleur, les rhumatologues proposent la recherche de facteurs diagnostiques. « En plus de la mesure des taux de certains marqueurs de l’inflammation comme la vitesse de sédimentation et la protéine C réactive (souvent oubliées des bilans sanguins), il faut associer des examens radiologiques révélant une inflammation spécifique de l’articulation du sacrum et du bassinrécipient piriforme que l’on glisse sous les fesses d’une personne alitée afin qu’elle puisse faire ses besoins. Source.

Enfin, un marqueur biogénétique, le HLAabréviation de l’antigène d’histocompatibilité. Source B27, est présent chez 9 patients sur 10 atteints de spondylarthrite. ». D’autres éléments peuvent être pris en compte : l’âge du patient, un orteil rouge et gonflé « en saucisse », une douleur au talon ou encore des « sciatiques » répétées. Le retentissement sur la qualité de vie doit être aussi apprécié.

De plus, « la prise en charge des spondylarthrites doit s’inscrire dans une démarche globale : médicamenteuse, physique, éducative et chirurgicale, complétée par des mesures sociales et professionnelles »,  précisent les dernières recommandations de la Haute Autorité de Santé*. La chirurgiepartie des actions thérapeutiques comportant une intervention manuelle dans un but de traiter ou de restaurer l’anatomie d’une personne. Le spécialiste est le chirurgien. Adjectif : chirurgical. Source s’avère cependant rarement utile. « S’il n’y a pas de traitement de fond efficace, deux tiers des patients souffrants de spondylarthrite ankylosante ne répondent pas aux anti-inflammatoires non stéroïdiens et si les corticoïdes ne marchent pas non plus, les biothérapies, elles, se révèlent les meilleurs outils pour la rémissionstade d’une pathologie où les symptômes s’atténuent temporairement. Voir récidive et rechute. Adjectif : rémittent. Source de la maladie », précise le spécialiste.

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