Brochure magpatients : VIH
L’infection à VIH… est la maladie qui illustre de façon exemplaire les progrès de la Science et de la Médecine. Alors qu’il y a 15 ans encore, le pronosticestimation de la gravité ou de l’évolution d’une pathologie. Adjectif : pronostiqué. Source de cette infectionmultiplication de micro-organismes (virus, bactérie, levure, champignon) dans un organisme. Adjectifs : infecté, infectieux. Source restait sombre, la maladie à VIH est aujourd’hui maitrisée grâce aux antirétroviraux. Pour autant, il ne suffit pas d’avoir une charge viralequantité de virus dans le sang. Source contrôlée pour aller bien.
Ce numéro traite des nombreux facteurs qui jouent sur la santé globale : le sommeil, facteur important chez les personnes séropositives pour faire face à tous les problèmes du quotidien; la co-infection par les virus des hépatites où des progrès thérapeutiques ont été récemment enregistrés notamment pour l’hépatite C; la sexualité et la préventionensemble des moyens mis en œuvre pour sauvegarder la santé et éviter les accidents (prévention primaire), pour éviter d’aggraver une maladie (prévention secondaire) ou pour permettre la réinsertion des malades (prévention tertiaire). Adjectif : préventif. Source qui demeurent des préoccupations majeures pour les personnes vivant avec le VIH. La prise en charge de l’infection à VIH doit donc être globale et nécessite un dialogue et une coopération entre tous les acteurs du soin, y compris les associations de malades. Elle est facilitée par la relation de confiance qui se noue entre le patient et l’équipe soignante; je vous invite à lire les témoignages de ce numéro et à participer au quizz.
La prise en charge globale ne peut pas être efficace sans accès aux soins pour tous. Malheureusement, l’accès aux soins est menacé pour une catégorie de la population. Les étrangers malades sans ressources soignés dans le cadre de l’Aide Médicale d’Etat se voient désormais dans l’obligation de payer un forfait annuel. Vous trouverez dans ce numéro toutes les informations sur ce dossier, en constante évolution. En effet, le parlement vient de voter une loi qui remet en cause le droit au séjour pour soins. Désormais, seuls les étrangers malades pour lesquels le traitement est totalement absent dans le pays d’origine seront protégés contre l’expulsion. Ces mesures, dénoncées par les sociétés savantes médicales et par les associations, sont non seulement contraires à l’éthique médicale, mais également inefficaces et contre-productives pour la santé publique.
Dr Bruno Spire
Directeur de Recherches INSERM,
Président National de AIDES
Sommaire :
Pour retrouver la brochure au format PDF, cliquez ici.
Notez l'article
|
|

