David Servan-Schreiber est mort
Son premier best-seller, Guérir, publié en 2003, puis son ouvrage emblématique, Anticancer, en 2007, avaient suscité une polémique dans le monde de la cancérologie à la hauteur de l'engouement du public. A l'approche de la mort, le célèbre neuropsychiatre n'avait en rien renié ses convictions sur la nécessité d'une médecine différente. Car David Servan-Schreiber ne prônait pas une médecine alternative de la médecine classique, mais une médecine complémentaire.
Le besoin de redonner au malade, une certaine maitrise de sa vie est au cœur de la réflexion de penseurs contemporains aussi divers que Guy Corneau, le psychanalystemédecin ou psychologue spécialisé dans la psychanalyse. Adjectif : psychanalytique. Source canadien qui vient de raconter son expérience de la maladie dans un livre (« Avec le cancer, le problème vient précisément du fait que l'espace se comprime d'un seul coup. On se contracte et il n'y a plus que la menace qui existe. »), le philosophe spiritualiste Ken Wilber, dont le récit de l'accompagnement de sa femme atteinte d'un cancer du sein, vient d'être traduit en français (Grâce et courage, éditions Almora), ou encore l'oncologue de Harvard, Jérôme Groopman, qui, fort de son expérience, rappelle que même les statistiques les plus défavorables ne doivent pas faire oublier qu'une part d'incertitude persiste : « C'est le grand paradoxe de l'espoir vrai : parce que rien n'est absolument déterminé, il n'y a pas seulement des raisons d'avoir peur, il y a aussi des raisons d'espérer ».
Conseils de lecture :
David Servan-Schrieber, Anticancer
Jérôme Groopman, La force de l'espoir
Guy Corneau, Revivre !
Ken Wilber, Grâce et courage
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