L’imagerie au service de la cardiologie : quels examens pour quelles raisons ?

le mercredi 19 mai 2010
par Astrid Charlery
« On assiste depuis 10 ans à un rattrapage du retard dans l’équipement d’appareils d’imagerie au service de la cardiologie et des maladies des vaisseaux.

La radio du thorax reste l’examen de radiologiescience qui traite des rayons X et des radiations ionisantes. Le spécialiste est le radiologue (ou le radiologiste). Adjectif : radiologique. Source conventionnel qui permet de visualiser l’ombre du cœur et la cage thoracique.
La coronarographieangiographie des artères coronaires par injection d’un produit de contraste. Source est un examen invasifprocessus pathologique envahissant rapidement l’organisme. Effraction de la peau par un matériel médical (cathéter) dans un but thérapeutique ou préventif (pression artérielle invasive grâce à un cathéter artériel radial). Source car elle nécessite une ponctionintroduction d’un objet pointu (aiguille, trocart, bistouri) dans une cavité pour en évacuer son contenu dans un but diagnostique ou thérapeutique. Adjectif : ponctionné. Source artérielle. Pratiquée par un cardiologue, elle permet de visualiser les éventuels rétrécissements des artères coronaires. On l’utilise dans le bilanensemble des examens (biologiques, radiologiques…) permettant de surveiller l’évolution de l’état de santé d’un patient. Adjectif : bilanté. Source pré-opératoire avant une intervention sur les valves cardiaques. Elle peut aussi s’associer à un geste interventionnel, l’angioplastie.

L’angioplastie, avec ou sans pose de stent, est le traitement du rétrécissement des artères au moyen d’une sondetuyau souple ou semi-rigide introduit dans une cavité naturelle ou dans une plaie dans le but d’en évacuer le contenu (sonde nasogastrique, sonde urinaire, sonde rectale) ou d’y apporter quelque chose (sonde nasale). Source. Celle-ci est introduite par une petite incisionsection de la peau, d’un muscle ou d’un organe à l’aide d’un instrument tranchant (bistouri). Ce terme désigne également le résultat de cette intervention. Adjectif : incisé. Source cutanée dans l’artère fémorale et parcourt le système artériel sous contrôle radiotélévisé jusqu’au rétrécissement. Celui-ci est alors corrigé par un ballonnet ou par la pose d’un stent (ressort) qui permet à l’artère de retrouver un calibre normal.

La scintigraphieconsiste à injecter par voie intraveineuse un produit radioactif. Le patient est ensuite allongé sur le dos et une caméra est placée au-dessus de lui. Cela permet de détecter les rayonnements émis par le produit radioactif et d’établir la cartographie détaillée de la thyroïde. Traitement par iode radioactif : utilisé dans certaines hyperthyroïdies, ce traitement consiste à absorber une gélule contenant de l’iode 131 qui émet un rayonnement radioactif très localisé. Celui-ci détruit une partie des cellules de la thyroïde et diminue ainsi la sécrétion hormonale. myocardique permet de suivre le cheminement d’un produit radioactif injecté, dans le but d’évaluer le parcours et/ou la dynamique sanguine. Elle peut être associée à un effort physique ou à un « stressréponse inadaptée de l’organisme à une sollicitation auquel il doit faire face (agents stressants). Adjectifs : stressé ou stressant. Source » pharmacologique artificiel. Elle est pratiquée conjointement par un médecin nucléaire et un cardiologue. L’examen est alors couplé avec un électrocardiogrammetracé reproduisant l’activité cardiaque (ECG). Source.
Associée à une épreuve d’effort, la scintigraphie permet d’évaluer la perfusionintroduction lente et continue de divers liquides dans la circulation sanguine par voie intraveineuse (solution médicamenteuse, sang…). Adjectif : perfusé. Voir goutte-à-goutte. Source myocardique, c’est-à-dire l’apport d’oxygène aux cellules et la fonction globale du cœur.
En duo avec le scannervoir tomodensitométrie. Adjectif : scanné. Source, la scintigraphie établit une correspondance entre l’anatomie coronaire et la localisation des anomalies.

L’échographie pratiquée par le cardiologue est non invasive ; elle analyse la morphologieétude de la forme et de la structure d’un organisme. Adjectif : morphologique. Source et le fonctionnement du cœur et des gros vaisseaux. L’écho doppler enregistre la vitesse de déplacement des flux sanguins.

L’IRM est elle aussi non invasive. La qualité des images obtenues permet une excellente visualisation diagnostique.

Le scanner est une autre technique non invasive. Il permet au médecin, grâce à une résolution de l’image améliorée, une analyse précise de la topographie cardiaque et microvasculaire.

*Guide de bonnes pratiques et recommandations en imagerie cardiaque en coupes Archives of Cardiovascular Diseases (ISSN 1878-6480) 2009 (volume 1)

Pour en savoir plus
Site de la Société Française de Cardiologiebranche de la médecine qui étudie l’appareil cardiovasculaire et ses pathologies. Le spécialiste est un cardiologue. Source : http://www.fedecardio.com

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