Le dépistage systématique du cancer de la prostate inutile

le mercredi 04 avril 2012
par Dr Sacha Martin
La Haute autorité de santé vient de se prononcer contre le dosage du PSA même chez les hommes les plus à risque.

 

Inutile de faire doser son PSA si l'on est un homme sans symptômes faisant suspecter un cancertumeur constituée par la prolifération anarchique de cellules anormales qui envahit les structures avoisinantes et qui produit des métastases. Adjectif : cancéreux. Source de la prostate. C'est en résumé ce que vient de dire la Haute autorité de santé (HAS). Plus de 6 millions de tests sont réalisés chaque année en France. Une part l'est pour suivre la prise en charge d'un cancer mais beaucoup sont réalisés de façon systématique comme s'il s'agissait du pendant de la mammographieradiographie de la glande mammaire. Source pour les femmes.

En réalité, contrairement à la mammographie et au dépistage du cancer colorectal par test Hemoccult qui ont fait la preuve de leur intérêt pour réduire le risque de mourir d'un cancer du sein ou d'un cancer du colon ou du rectum, la HAS souligne que ce n'est pas le cas du PSA dans le cancer de la prostate. C'est pourquoi la HAS réfute l'argument des urologues qui défendent toujours l'intérêt du PSA.

Aux grandes études, parfois contradictoires, les urologues privilégient leur pratique quotidienne. Ils demandent aux médecins généralistes de continuer d'expliquer les avantages et les inconvénients du dépistage pour les laisser choisir.

En dépit de son opposition à l'organisation d'un dépistage à grande échelle en France, la HAS devrait actualiser cette année un guide justement destiné aux médecins et patients pour peser les arguments pour et contre le dépistage.

Source : Haute autorité de santé, 3 avril 2012.

 

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