La diversification alimentaire chez l'enfant, pourquoi ?

le jeudi 11 février 2010
par Pierre Derrouch avec la collaboration du Dr Olivier Mouterde
Après le lait, diversifier l'alimentation de bébé pour favoriser ses découvertes gustatives et favoriser son développement.

Dans les premiers mois de la vie, les bébés se nourrissent exclusivement de lait, maternel ou industriel, qui couvrent les besoins nutritionnels notamment en fer, vitamines et minéraux. Puis, petit à petit, ils vont découvrir de nouvelles textures et saveurs. On parle alors de diversification alimentaire. Mais rien ne sert d’aller trop vite, pour éviter les troubles digestifs et les allergies.

Les spécialistes de la nutrition infantile recommandent l’introduction d’aliments entre 4 et 6 mois. A partir de ce moment, vous allez progressivement amener bébé vers une alimentation semblable à celle de la famille, en respectant des paliers. En effet, jusqu’à 3 ans, le jeune enfant a des besoins nutritionnels spécifiques.

Il est dans une phase de croissance très importante. Sa taille de naissance va doubler alors que son poids quadruplera. Protéines, lipides, glucides, vitamines, sels minéraux, acides gras essentiels pour le développement cérébral, fer pour grandir et mieux résister aux infections… l’étape de la diversification est essentielle.

Votre enfant va à la crèche

Vous vous demandez si la diversification sera bien suivie. Caroline Durand, aide-puéricultrice à la crèche de l’hôpital Necker (Paris) répond aux parents :« Nous suivons toujours les recommandations des parents. Ce n’est pas nous qui démarrons la diversification. Nous avons un rôle de conseiller. Si par exemple nous constatons qu’un bébé est encore sous alimentation lactée à 7 mois, nous prévenons les parents et les invitons à en discuter avec leur pédiatre.

Parfois, les parents nous demandent comment mener la diversification. Là encore, nous ne faisons que proposer et suivons les recommandations du pédiatre.Si le jeune enfant présente une allergie, il sera suivi par une diététicienne. Et, lorsqu’un enfant refuse de manger à la cuiller, nous essayons de lui donner dans le biberon. Quoi qu’il en soit, nous ne forçons jamais un enfant ».

Les intérêts non nutritionnels de la diversification

Le passage progressif de 5 à 6 prises alimentaires par jour à 4 quotidiennes participe à la construction psychiquequi se rapporte aux fonctions mentales (trouble psychique). Source de l’enfant. Le rapprochement des rythmes de l’adulte lui permet de s’intégrer progressivement à la vie du groupe familial.La découverte des goûts permet aussi à bébé de découvrir le monde qui l’entoure. Montrez lui les fruits et légumes en allant au marché. Faites les lui reconnaître dans un livre.

Autre intérêt et non des moindres : le développement neurologique. Il a ainsi été démontré un effet positif de la consommation de viande (rouge et blanche) sur le développement psychomoteurqui se rapporte aux fonctions motrices coordonnées par les fonctions psychiques (développement psychomoteur). Source de l’enfant*. Recommandations 2008 du comité de nutrition de l’ESPGHAN, Société européenne de gastroentérologie, hépatologie et nutrition pédiatrique.

(*) Recommandations 2008 du comité de nutrition de l’ESPGHAN, Société européenne de gastroentérologie, hépatologie et nutrition pédiatrique

 

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