Les femmes actives physiquement, protègent leurs neurones !

le jeudi 07 juillet 2011
par le Dr Damien Mascret
Quelque soit son âge, une femme active physiquement a plus de chances de maintenir les performances de son cerveau, selon une étude publiée le 29 juin dans la revue de la société américaine de gériatrie.

Les femmes actives physiquement ont un cerveau qui fonctionne mieux que celles qui sont inactives. Pour arriver à cette conclusion, le Pr Laura Middleton et ses collègues du Sunnybrook Health Sciences Center ont passé à la moulinette des statistiques 9344 femmes issues de plusieurs états américains. Les chercheurs ont surtout comparé le niveau d'activité physique avec les performances cognitives (= fonctionnement du cerveau) d'adolescentes, de trentenaires, de cinquantenaires et de femmes plus âgées. A chaque fois, les performances des plus actives étaient de 50 à 100% supérieures !

Le bénéfice durable de l'activité physique à l'adolescence

Les chercheurs ont ensuite rassemblé les différentes tranches d'âge dans un modèle mathématique unique et ajusté les données en fonction de différents paramètres : âge, indice de masse corporelle, statut marital, diabète, hypertensionaugmentation de la pression artérielle au-dessus des limites normales (150/100 mm Hg). Nom : hypertendu. Adjectifs : hypertendu, hypertensif. Source artérielle, syndromeensemble des signes, des lésions et des symptômes qui forment une entité reconnaissable et caractéristique d’une maladie. Source dépressif, tabagismeintoxication due au tabac. Source. Seule l'activité physique faite à l'adolescence demeurait significativement associée aux meilleures performances cognitives à un âge plus avancé. « Notre étude, explique le Dr Middleton, montre que les femmes qui sont régulièrement actives à n'importe quel âge ont un risque de déclin cognitifterme se rapportant à la connaissance, aux capacités intellectuelles. Source diminué par rapport à celles qui sont inactives, mais être physiquement active à l'adolescence est le plus important pour éviter, plus tard, le déclin cognitif ». Un bénéfice acquis à l'adolescence se maintient même si une femme n'est plus aussi active après la trentaine !

Jamais trop tard pour bien faire !

Est-ce à dire que "les carottes sont cuites" pour celles qui n'ont pas été très actives à l'adolescence ? Pas du tout ! L'étude confirme au contraire qu'il n'est jamais trop tard pour bien faire. Ainsi, les femmes inactives à l'adolescence mais qui le deviennent plus tard diminuent-t-elles significativement, elles aussi, leur risque de déclin cognitif par rapport à celles qui restent inactives. Reste un point noir : « le faible niveau d'activité des jeunes aujourd'hui pourrait préparer une augmentation des taux de démencesynonyme d’aliénation mentale, de folie. Adjectifs et Nom : dément, démentiel. Source dans le futur », craint le Pr Middleton. A quand des forfaits sport pris en charge par la Sécurité Sociale ?

Source : Journal of the American Geriatrics Society, 29 juin 2011.

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