Les femmes actives physiquement, protègent leurs neurones !
Les femmes actives physiquement ont un cerveau qui fonctionne mieux que celles qui sont inactives. Pour arriver à cette conclusion, le Pr Laura Middleton et ses collègues du Sunnybrook Health Sciences Center ont passé à la moulinette des statistiques 9344 femmes issues de plusieurs états américains. Les chercheurs ont surtout comparé le niveau d'activité physique avec les performances cognitives (= fonctionnement du cerveau) d'adolescentes, de trentenaires, de cinquantenaires et de femmes plus âgées. A chaque fois, les performances des plus actives étaient de 50 à 100% supérieures !
Le bénéfice durable de l'activité physique à l'adolescence
Les chercheurs ont ensuite rassemblé les différentes tranches d'âge dans un modèle mathématique unique et ajusté les données en fonction de différents paramètres : âge, indice de masse corporelle, statut marital, diabète, hypertensionaugmentation de la pression artérielle au-dessus des limites normales (150/100 mm Hg). Nom : hypertendu. Adjectifs : hypertendu, hypertensif. Source artérielle, syndromeensemble des signes, des lésions et des symptômes qui forment une entité reconnaissable et caractéristique d’une maladie. Source dépressif, tabagismeintoxication due au tabac. Source. Seule l'activité physique faite à l'adolescence demeurait significativement associée aux meilleures performances cognitives à un âge plus avancé. « Notre étude, explique le Dr Middleton, montre que les femmes qui sont régulièrement actives à n'importe quel âge ont un risque de déclin cognitifterme se rapportant à la connaissance, aux capacités intellectuelles. Source diminué par rapport à celles qui sont inactives, mais être physiquement active à l'adolescence est le plus important pour éviter, plus tard, le déclin cognitif ». Un bénéfice acquis à l'adolescence se maintient même si une femme n'est plus aussi active après la trentaine !
Jamais trop tard pour bien faire !
Est-ce à dire que "les carottes sont cuites" pour celles qui n'ont pas été très actives à l'adolescence ? Pas du tout ! L'étude confirme au contraire qu'il n'est jamais trop tard pour bien faire. Ainsi, les femmes inactives à l'adolescence mais qui le deviennent plus tard diminuent-t-elles significativement, elles aussi, leur risque de déclin cognitif par rapport à celles qui restent inactives. Reste un point noir : « le faible niveau d'activité des jeunes aujourd'hui pourrait préparer une augmentation des taux de démencesynonyme d’aliénation mentale, de folie. Adjectifs et Nom : dément, démentiel. Source dans le futur », craint le Pr Middleton. A quand des forfaits sport pris en charge par la Sécurité Sociale ?
Source : Journal of the American Geriatrics Society, 29 juin 2011.
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